Arni THORARINSSON
Árni Þórarinsson

426 pages
Editions Points (2008)
Timi nornarinnar (vo = La nuit de la sorciere)

nuit sorcière

Quatrième de couverture
Muté dans le nord de l'Islande, Einar, le sarcastique reporter du Journal du soir, se meurt d'ennui. D'autant qu'il ne boit plus une goutte d'alcool! Tout ceci deviendrait vite monotone... si ce n'étaient ces étranges faits divers qui semblent se multiplier: un étudiant disparaît, des adolescents se suicident... Einar voit d'un autre œil cette microsociété gangrenée par la corruption et la drogue.

Né à Reykjavik en 1950, Arni Thorarinsson a étudié la littérature à l'univertsité de Norwich en Angleterre. Il travaille dans divers journaux islandais et participe à des jurys de festivals de cinéma. Il est également l'auteur de Dresseur d'Insectes (Métaillé)

Mon avis

J'ai honte.. J'ai rencontré Arni Thorarinsson il y a bientôt deux ans et j'ai lu ce livre il y a presque un an ! (voir ici).
Un auteur très sympa et souriant !

VLA Thorarinsson

nuit sorcière isl

Quelques notes glanées : page 28 : on y croise le (seul) (à l'époque, ensuite, il a fermé) fast-food d'origine américaine, des maisons danoises (page 33) (l'Islande fut une île), le héros se parle en son for intérieur en danois (page 94), on y croise aussi un article comme une citation de J.F.K. Kennedy (page 196-197) (don'ask what the country can do for you, but what you can do for your country).

Ce dont je me rappelle : un héros amer, porté sur l'alcool (ah les soirées du vendredi soir, souvenirs, souvenirs...), amer aussi sur la société islandaise, petite, voire repliée sur elle-même (voire son passé).

Le titre du livre vient du titre d'une pièce de théâtre.

J'ai aimé ce polar particulièrement "exotique", où l'Islande apparaît si particulière.

Undskylde mig kære Árni for dette lille notat !       

un extrait emprunté à amaz*on : Un petit objet devenu banal est en train de révolutionner les codes du roman policier : le téléphone portable. On connaît déjà la place que ces appareils ont prise dans les activités délictueuses. Indispensables aux malfaiteurs, ils sont devenus des auxiliaires précieux pour les enquêteurs, qui peuvent grâce à eux localiser certains appels et confondre les couples. Il était donc légitime de se pencher comme le fait Arni Thorarinsson, un auteur islandais né en 1950 dont c'est le premier roman traduit en français, sur les nouvelles règles qu'ils imposent à la fiction...

En explorant systématiquement ces défaillances, Arni Thorarinsson dresse un portrait sévère, d'une cruauté presque surprenante, d'une société dont les individus semblent avoir perdu tout repère et avoir de plus en plus de mal à communiquer entre eux. Avec ou sans téléphone portable. (Gérard Meudal - Le Monde du 31 aout 2007).

* un extrait de wikip*dia : Aux côtés de Arni Thorarinsson, également auteur islandais de polars, Arnaldur déclare qu'« il n'existe pas de tradition de polar en Islande. [à cet état de fait, il y a deux raisons.] L'une tient en ce que les gens, y compris les écrivains, considéraient les histoires policières comme des mauvais romans [...]. La deuxième raison, c'est que beaucoup d'Islandais ont longtemps cru en une sorte d'innocence de leur société. Très peu de choses répréhensibles se produisaient, et le peu de faits divers ne pouvaient pas donner lieu à des histoires policières. Ce qui explique qu'à [leurs] débuts, Arni Thorarinsson ou [Arnaldur ont] eu du mal à [s']imposer [dans les milieux littéraires islandais].

(couvertures française et islandaise)

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ici


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