Maxime CHATTAM

462 pages
Editions Albin Michel (2 mai 2013)

Merci à Carol

Quatrième de converture

conjuration primitive

Et si seul le Mal pouvait combattre le Mal ?

Une véritable épidémie de meurtres ravage la France. Plus que des rituels, les scènes de crimes sont un langage. D'un endroit à l'autre, les scènes de rime semblent se répondre. Comme un langage ou un jeu.
Plusieurs tueurs sont-ils à l'œuvre ? Se connaissent-ils ? 
Très vite, l'hexagone ne leur suffit plus : l'Europe entière devient l'enjeu de leur monstrueuse compétition.
Pour essayer de mettre fin à cette escalade de l'horreur, pour tenter de comprendre : une brigade pas tout à fait comme les autres épaulée par un célèbre profiler.

De Paris à Québec en passant par la Pologne et l'Ecosse, Maxime Chattam nous plonge avec cette terrifiante Conjuration primitive au cœur des pires déviances de la nature humaine.

Mon avis

Maxime, puis-je vous appeler par votre prénom ?
Merci. J'en ai entendu sur vous... J'en ai lu (ok, juste Carnages, les autres trilogies, elles ne sont pas complètes dans ma (monstrueuse) PAL, une vraie bibliothèque). Donc, on m'annonce du gore, comme Karine Giébel ? comme Ingrid Desjours ? Du sanglant ! Coooooooool ! Je vais me sentir dans une série tv américaine ! Oui, c'est très visuel, très cinématographique. Non, le gore à gogo ne gêne pas (et bon, ce n'est pas à toutes les pages) (chic, comme dans les Contes de la Crypte ou Dexter, que vous citez, d'ailleurs (page 296)). Une écrite nerveuse, des crimes qui s'emballent, jusqu'au bout, allant crescendo, des gentils à qui ils arrivent des malheurs (ouf, pas si américain). Ce qui fait "américain" (attention, j'en assume l'entière responsabilité) : une écriture maîtrisée, nerveuse ; des personnages attachants, à l'histoire personnelle peu commune (on va dire ça comme ça) (comme chez les nordiques), des rebondissements et surtout : efficace ! On monte dans l'horreur, mais aussi dans l'explication de l'horreur, dans l'origine de la violence (d'où le titre du livre...).

Bref, Maxime, vous m'avez emportée, emballée. J'ai parlé de vous au travail, principalement avec une collègue, qui a lu tous vos ouvrages, et pour elle, ce n'est pas votre meilleur, qu'est-ce que ce doit être, les autres ! (mais qu'attends-je pour en lire d'autres ?) (ah oui ! que j'ai la Trilogie du Mal et le Cycle de l'Homme complets !).

Bon quand même, je lâche les éloges pour quelques remarques : toujours "à l'américaine": le "placement de produits" : le Serfelx, la Twingo, Timberland, Abercombie, Amazon, Google Maps, etc. Ok, ça aurait pu être pire... de toutes façons, je préfère encore lire "Google maps" que "cartes virtuelles sur un moterur de recherches" ; la fin. Et... comme partout (je veux dire dans de nombreux livres) : moyenâgeuse (page 304) employée plutôt que médiévale... Moyenâgeux, c'est péjoratif... (je vais ma râleuse, c'est un reste "pro", comme pour le mélange "nordique-scandinave"
L'Institut de Criminologie de Lausanne : je visualise, j'aimerai bien y aller !
Bien aussi ; les armes citées : les Sig Pro et les MP-5 (comme pour Carnages, je suis allée consulter un spécialiste !).

(A propos, quand on tape "*e" dans n'importe quel moteur de recherche, on trouve des polices de caractère, des photos, mais pas de lien avec votre livre !).

En attendant le prochain, je vous souhaite encore une imagination fertile ! Parce que votre livre, je l'ai dévoré ! coeur battant

Malgré d'autres livres dans ma PAL, je n'avais lu jusqu'alors que Carnages...

Je ne suis la seule à aimer : Stephie de Mille et une Pages aussi


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