Citation du Jeudi # 69
Si éclairants soient les grands textes, ils donnent moins de lumière que les premiers flocons de neige.
Christian Bobin
La Plus que vive
(cité par Evène)

sur une idée de Chiffonnette
tous les participants ici
Terres Lointaines
LEO
ICAR
4 albums de 48 pages (lu les trois premiers)
Editions Dargaud (2009 à 2011)
Présentation
Planète Altaïr-3 dans un futur lointain. Deux enfants, accompagnés de leur mère, viennent de faire un long voyage à bord d’une navette en provenance de la Terre. Ils sont là afin de rejoindre leur père mais celui-ci n’est pas présent à l’aéroport… Ils décident alors de partir à sa recherche, accompagnés par une créature extra-terrestre ressemblant à un crabe humanoïde – un Stepanerk- doué d’intelligence et à la force hors norme. Le voyage s’avèrera particulièrement périlleux… Une nouvelle série scénarisée par Leo, un auteur passé maître dans ce genre.
Mon avis
Toujours Léo, comme dans Les Survivants, Antares, Les Mondes d'Aldébaran : on y retrouve la SF, les planètes hostiles, les extraterrestres bons et gentils et les méga gros méchants, les voyages pour retrouver un père (comme ici) ou un monde meilleur. Bref, on retrouve les mêmes thèmes, les méchants, les gentils, les méchants sous un masque de gentil, un monde dichotomique, des personnages toujours en recherche de quelqu'un, de quelque chose...
Le dessin est précis, poétique (dans les animaux des planètes), avec une once de morale (?) avec un scénario rocambolesque (peut-être trop ? mais n'est-on pas dans des mondes imaginaires ?).
Comme d'hab', un bon moment de lecture.
Comme d'hab', il manque le dernier tome paru (octobre 2011)...
J'aime ces albums, cet auteur Léo, ces histoires (oniriques), cette série sur de lointaines planètes où il se passe beaucoup de choses...
c'était ma
chez Mango emprunté à la B.M.![]()
Que lis-je ?

Répertorié par Galléane (sur une idée de Jules reprise par Malou)...
Qu'ai-je lu les dernières semaines ?
Anges déchus de Gunnar Staalesen
des bd
Que suis-je en train de lire ?
Réformes religieuses en Pays de Vaud, Revue historique vaudoise (toujours)
Passions criminelles de Mireille Dumas et Yann Queffelec
Que vais-je lire ensuite ?
un bouquin voyageur prêté par un gentil ou une gentille blogeur/euse
(et ensuite (c'est-à-dire dans quelques mois !!!), j'attaquerai les livres des auteurs nordiques rencontrés à Villeneuve-lez-Avignon clic et re clic)
Citation du Jedï # 68
Pour réussir dans le monde, retenez bien ces trois maximes :
voir, c'est savoir ;
vouloir c'est pouvoir ;
oser, c'est avoir
Alfred de Musset

sur une idée de Chiffonnette
tous les participants ici
L'Ordre Impair
Paul TENG
Rudi MIEL
Tin CUADRA
5 albums de 48 pages (lus 4... à la recherche du cinquième)
Anvers, 1585 (tome 1)
Séville, 1611 (tome 2)
Rome, 1643 (tome 3)
Paris, 1791 (tome 4)
Présentation de l'éditeur
Quel étrange lien peut-il exister entre un bûcher en 1297 d'une jeune femme, accusée d'hérésie, le sac d'Anvers en 1576 par les troupes mutinées de Philippe II, et une autorisation d'exporter du matériel nucléaire vers l'Inde au départ de Bruxelles ? Le destin tragique de Mechtilde, victime de l'Inquisition, hante celui de Patrick, auteur de romans
historiques à succès, qui en fit le sujet de son prochain livre. A travers les siècles, les rééditions successives de manuscrit original de Mechtilde - " Visio veritatis " - semblent attiser les braises d'une haine plus forte que l'ordre naturel de l'univers... Au cœur de l'actualité géo-politique la plus brûlante, passé et présent s'enchevêtrent dans une machiavélique partie d'échecs qui paraît à toute logique...
Mon avis
Un scénario intéressant, accrocheur. On se lance (M. Lystig et moi) dans cette série (cinquième tome qui révèle tout introuvable). Après que chacun ait lu, nous comparons nos avis : ça part dans tous les sens : certes, on passe d'une période à une autre, mais étrange sensation qu'il manque des éléments : on ne sait pas comment ce
livre arrive dans les mains des protagonistes, on retrouve un personnage récurrent. Ce qui nous a quelque peu déçu... D'autant que le dernier volume intitulé Où tout s'achève nous promet de connaître le fin mot de l'histoire...
c'était ma participation à la
de Mango
Dans le Quartier des Agités
Les Cahiers noirs de l'Aliéniste 1
Jacques COTE
441 pages
Editions Alire (16 décembre 2010) (Québec - Canada)
Quatrième de couverture
Paris, juillet 1889…
À vingt-sept ans, Georges Villeneuve a terminé ses études en médecine. Désireux de se spécialiser en médecine légale des aliénés, il quitte le Québec pour se rendre à Paris où il aura la chance d’étudier avec les plus grands aliénistes de l’époque, Valentin Magnan à l’asile Sainte-Anne et Jean-Martin Charcot à la Salpêtrière. Le jeune Montréalais en profitera aussi pour assister aux cours réputés de Brouardel, à la morgue de Paris, et pour suivre une formation avec Mégnin, le pionnier de l’entomologie judiciaire.
Mais dès la première journée du Congrès international de médecine mentale de Paris, qui se tient à l’asile Sainte-Anne, Villeneuve est témoin de l’admission dramatique d’un patient atteint d’une sévère intoxication à l’absinthe. Quand Magnan apprend que la police croit ce malade dangereux et veut s’en emparer pour l’accuser de meurtre – ce serait le fameux « coupeur de nattes » dont la presse parle tant depuis des mois –, il demande à son jeune élève de veiller sur lui, mais aussi de mener sa propre enquête. Or, les recherches de Villeneuve l’amènent très vite sur une tout autre piste, celle d’un étrange dandy au passé trouble et qui entretenait de bien curieuses accointances avec son patient…
Prix Arthur Ellis 2011 (meilleur polar canadien)
Mon avis
Merci Richard !
Et encore merci, parce que maintenant, je veux lire le deuxième cahier qui, chronologiquement parlant, se situe avant. C'est malin, je suis obligée de patienter, parce que si toi, tu l'as lu, moi... que de cerise ! Je ne peux pas lire Le sang des prairies (ton billet, Richard)... parce qu'il est introuvable en France, même à la Librairie du Québec ! Grrrrrrrrr ! C'est malin, ça, de me faire languette !
Monsieur l'écrivain Jacques Côté, à quand la publication en France du deuxième tome ?
(petite vengeance : va cliquer là pour connaître les prochains Cahiers qui seront publiés !) (et va voir là... il y a quelqu'un qui porte le même patronyme que toi !)
Parce qu'en fait, ce médecin a existé !
Si si ! si vous ne me croyez pas, allez faire un tour sur le site des Editions Alire pour y lire ce que je vous reproduis ici :
Surintendant de l’asile Saint-Jean-de-Dieu / Longue Pointe Lunatic Asylum
Médecin expert à la morgue de Montréal
Professeur de la chaire de médecine légale de l’Université de Montréal
Membre de la Société des aliénistes de Paris, de l’Association médico-psychologique américaine
et de la Société de médecine légale de New York
Qu'en dire ? Entre le moment où, grâce à mon Cher Cousin, ce livre a atterri entre mes mains et le moment où je l'ai lu... il s'est passé du temps... puis j'ai entamé... et je n'ai pas pu le lâcher (enfin, si, parce que de temps en temps, je travaille !). On se passionne pour ce jeune médecin qui vient de sa (Belle) Province. Niais ? Non, un peu naïf, hors du coup : il passe des grands espaces (euh... Montréal ??? enfin, cela me fait rêver, moi, en Provence), de sa vie militaire, de ses études, de son éducation catholique, à une vie... qui ne sera plus "surveillée", ni par ses pairs, ni par Soeur Thérèse-de-Jésus, qui le met en garde contre la vie fort légère en ces temps à Paris, et pas seulement parce que l'on peut monter en ballon dans le ciel parisien et admirer la tour Eiffel qui vient d'être inaugurée (exposition universelle de 1889). J'ai le même regard que Georges Villeneuve pour Paris à cette époque. Où Javel n'était pas encore le nom d'une station de métro, mais l'endroit où l'on fabriquait l'eau du même nom.
Et je partage son avis quand il écrit qu'il trouve les Parisiens cassants et rouspéteurs (page 45)
Et ce Québécois part à la recherche du "coupeur de nattes", serait-ce celui-ci qui abuse de la "fée verte" ?
A part cela, quelques expressions ou tournures de phrases peu usitées (françaises ? ou canadiennes ?) :
- Sinon, nous nous reprendrons au banquet de l'hôtel Continental (retrouverons) (page 32, entre autres) ;
- Il est à écrire un ouvrage fascinant (page 39) [cela me rappelle une méthode d'apprentissage de la lecture de triste mémoire]
- [...] des omnibus à l'impériale ("à impériale", tout court) [cf. méthode citée ci-dessus où l'on fêtait "l'Halloween"] (bon, ok, en Suisse, on trouve des plats "à l'emporter" dans les snacks et les restaurants) ;
- page 224 : [...] monter la tour Eiffel (monter à) ;
- page 230 : Nous retraitâmes (nous nous retirâmes) aussitôt dans la chambre contiguë ;
- page 251 : Pendant qu'il lui chantait la pomme : il l'accompagnait en chantant...
Le dépaysement est total : le lieu, le héros (il est exotique !) (je fus considérée comme "exotique' par des Danois : est exotique celui qui n'est pas du pays ! ce que j'étais...), le récit.
Page 188 : en 1885, il y avait des infirmières "civiles" (pas seulement des religieuses soignantes ?) : en effet, selon wikipedia, les premières écoles d'infirmiers ont vu le jour en 1836 en Allemagne et seulement en 1878 à Paris !
Et comme le souhaiterait Richard : au plaisir de la lecture ! 
Merci, mon Cousin, pour cette lecture. Et... à tout bientôt ! ;)
La chronique de Richard, qui m'a donné envie de le lire et le site des Editions Alire (clic) (ce premier volume, on le trouve chez tous les bons libraires !)
(billet rédigé et publié tout de suite après, oui, oui, vous avez bien vu l'heure !)
Citation du Jedï # 67
Le capitalisme, c'est l'exploitation de l'homme par l'homme
Karl Marx, 1818-1883
Le capitalisme, c'est l'exploitation de l'homme par l'homme.
Le communisme ? C'est le contraire !
Henri Jeanson, 1900-1970

sur une idée de Chiffonnette
tous les participants ici
La Nuit des Enfants Rois
Bernard LENTERIC
345 pages
Le Livre de Poche (Editions n°1/Olivier Orban : 1981)
Quatrième de couverture
Sélectionné parmi les meilleurs romans par toute la presse, La Nuit des enfants rois se déroule à toute allure, comme un merveilleux film, d'où l'on sort ébloui. Cela se passe, une nuit, dans Central Park, à New York : sept adolescents sont sauvagement agressés, battus, certains violés. Mais ces sept-là ne sont pas comme les autres : ce sont des enfants-génies. De l'horreur, ils vont tirer contre le monde une haine froide, mathématique, éternelle. Avec leur intelligence, ils volent, ils accumulent les crimes parfaits. Car ces sept-là ne sont pas sept : ils sont un. Ils sont un seul esprit, une seule volonté. Celui qui l'a compris, Jimbo Farrar, lutte contre eux de toutes ses forces. A moins qu'il ne soit de leur côté... Alors, s'ils étaient huit, le monde serait à eux et ce serait la nuit, la longue nuit, La Nuit des enfants rois.
Mon avis
Avant que le film The Prodigies ne sorte, j'ai voulu relire le livre... mais problème : le retrouver ! J'ai fouillé dans le grenier de mes parents et ai retrouvé mes Club des Cinq, cet été, en pleine chaleur (oui, madame, j'habite dans le sud !) (plus de 40° dans le grenier !) mais point de Nuit des Enfants Rois ! J'ai retourné le grenier de mes parents (où il y a des cartons et valises de livres qui m'appartiennent (dont mes Fantômette), ma bibliothèque chez mes parents (pas aussi de place chez moi !!!!), mes bibliothèques (enfin ma bibliothèque et mes cartons et mes tas de livres à la maison)... j'ai fini par retrouver ce livre ! J'ai fini, après l'avoir regardé au pied de ma table de chevet, le lire...
Et je me suis retrouvée.... des années et des années en arrière ! Ok, les ordinateurs interconnectés, les logiciels de reconnaissance vocale, tout ça, on connaît ! Mais à l'époque, c'était de la science-fiction : rares étaient les ordinateurs et c'était en MS-Dos !!!!!
Je me suis à nouveau régalée ! Des aventures, du suspense, encore du suspense.... bref, j'avais l'impression de revenir... du temps où je n'avais pas encore mon bac !
Cette relecture fut plus mature (et oui, j'ai vieilli !), j'ai découvert des aspects psychologiques dont je ne me souvenais pas. Le style littéraire est "rapide" : des phrases courtes.
Ce livre est un des premiers livres "marquants", ceux qui restent quand on a tout oublié.
Et il restera encore longtemps comme marquant ! 
Le billet d'Astrid (clic) et la relecture d'E-Litt (clic)
(pétard des guettes, pas de challenge sur ce coup-là ??? surprenant !)
(merci à Asphodèle pour le petit logo)
Le Meurtre de Roger Ackroyd
Agatha CHRISTIE
222 pages
Le Livre de Poche (1990 pour cette traduction)
The Murder of Roger Ackroyd (1926)
Quatrième de couverture
Un soir, dans sa propriété de Fernly Park, l'industriel Roger Ackroyd se confie à son ami le Dr Sheppard. La veuve qu'il envisageait d'épouser s'est suicidée pour échapper à un chantage. Dans une ultime lettre, elle lui révèle le nom de celui qui détient un terrible secret : un an plus tôt, elle a assassiné son mari.
Mon avis
Enfin, j'ai relu un Agatha Christie (un livre, pas une bd comme ici et là) ! Ce livre est le septième et assura le succès de l'écrivain anglaise !
Des meurtres (car il n'y en a pas qu'un !), des chantages, des histoires d'amour secrètes, des sommes d'argent, une disparition... tout y est !
Comme dans un certain jeu : Mais qui a tué l'industriel dans le cabinet de travail avec le poignard ?
Ce fut long (parce que pendant les vacances, je ne lis que très peu), mais intéressant... je ne me suis doutée de la fin... que dans les toutes dernières pages ! Un suspense insoutenable ! J'ai cherché... échaffaudé des hypothèses... Pourtant des détails auraient pu me mettre la puce à l'oreille, mais non, que dans les toutes dernières pages !
Une enquête résolue par le détective belge venu prendre sa retraite dans ce petit village anglais et y cultiver des courges !
Ca y est, Keisha, Mango et Sharon, je sais le fin mot de l'histoire ! Antoni fut comme moi, surpris par la fin !

chez George, chez Antoni et Mois anglais chez Lou, Titine et Cryssilda
(problème pour insérer des images... couverture française, anglaise de 1926 et norvégienne (qui reprend une couverture anglaise))
Citation du Jedï # 66
L'homme moderne communique souvent mieux avec sa souris qu'avec sa langue.
Paul Carvel
Jets d'Encre
(cité par Evène)
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