L'Oiseau-Lyre (ou l'Oiseau-Lire)

"La lecture, une porte ouverte sur un monde enchanté" François Mauriac

22 novembre 2009

Dimanche poétique # 7

La poésie d'Emmyne (ici) la semaine dernière m'a rappelé celle-ci, très connue, mais chargée de souvenirs scolaires.

Guillaume Apollinaire
(1880 - 1918)

Le Pont Mirabeau

Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu'il m'en souvienne
La joie venait toujours après la peine

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure

Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l'onde si lasse

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure

L'amour s'en va comme cette eau courante
L'amour s'en va
Comme la vie est lente
Et comme l'Espérance est violente

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure

Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure

pont_mirabeau
Pont Mirabeau, par Nadar (1020-1910)
(série des ponts : 1893-1896)
(BNF, voir
ici)

D'autres découvertes poétiques ici.

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20 novembre 2009

Il n'a jamais tué personne, mon Papa

Jean-Paul FOURNIER

Le Livre de Poche, 1999
150 pages

jamais_tu_Présentation par amazon.fr

C'est l'histoire d'un papa singulier, racontée par son fils sur le mode de la simplicité et de la naïveté. Un papa qui est docteur dans une ville de province, qui soigne des gens qui ne le payent pas mais lui offrent toujours à boire ; un papa qui finit ses journées fatigué et saoul, plus porté sur la bouteille que sur l'ordonnance ; un papa qui se cache derrière le piano de son cabinet, blagueur insupportable, à la fois j'menfoutiste et irresponsable, distrait, oubliant sa voiture dans un champ de betteraves ; un papa colérique qui menace de tuer la maman, "pas méchant, seulement un peu fou quand il avait beaucoup bu. Il a jamais tué personne, mon papa, il se vantait". Voilà un récit vif et amusant, cruel, tout en délicatesse et sensibilité, qui avance en bonds et rebonds, au fil des souvenirs toujours plus précis, plus implacables sur le père, sublime figure tragi-comique. A la manière de Je me souviens de Georges Pérec, Jean-Louis Fournier raconte un père qui ne manque pas d'amour, qui se cherche longtemps, avant de se retirer, désabusé et désoeuvré, au coeur d'une famille pas comme les autres, où tout est drôle à force de noirceur, de drames sans cesse répétés, de gaucheries et de maladresses. (Céline Darner, amazon.fr)

Mon avis

L'alcoolisme qui détruit un homme et sa famille vu par des yeux d'enfant.
Simple, poignant.

Vite lu, mais l'histoire ne s'oublie pas.

Astrid/Toinette en a parlé ici.

objectif_pal (voir ici)

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18 novembre 2009

Tag !

En provenance de chez Alex, Mots-à-Mots...
(tu vois les points communs ?)

Il s'agit de dire quelles sont les 7 choses qui rythment mon automne.

1/ L’automne, fin de la période chaude. Finies les grosses chaleurs.

2/ Renouveau, nouveau départ : rentrée des classes, période où l’on doit clore l’année (au travail), de nouvelles idées, de nouvelles envies (plus lire !).

3/ Les couleurs de l’automne : je ne m’en lasse pas. Promesse de gelées, de neige qui changeront mon jardin. Promener. Envoyer valdinguer les feuilles mortes qui crissent sous les pas. Sentir l'écume de la mer. Dans la région, il fait encore bon, il y a moins de monde… Ressortir les vêtements chauds (et la polaire dont on n’a pas besoin dehors à 14h, mais à 17h)

4/ Arrive la période calendale (= période de l’Avent, mot provençal) : je vais pouvoir ressortir ma crèche et mes santons ! Visiter les marchés de Noël (et caler une visite chez ma sœur pour aller à celui de Montreux (VD, Suisse) ! ). Et voir s’illuminer les yeux des enfants.

5/ Gâteaux, biscuits, chocolat ! Avoir envie d’en faire et en faire. Manger des châtaignes grillées dans la cheminée.

6/ Se dire que tout ça, c’est trop bon… mais moins pour la ligne ! (et en outre, plusieurs anniversaires… )

7/ Profiter des vacances de Toussaint et des week-ends pour se retrouver en famille : un peu de cocooning, des châtaignes, des grignotages, des jeux, bref des moments de petits bonheurs tous les 4 !

Avant l'hiver, laquelle de vous reprendra ce tag ?

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16 novembre 2009

De l'art de dire des co...ries

(on Bullshit)

Harry G. Frankfurt

Editions 10/18
2006
77 pages

de_l_art_de_direBiographie de l'auteur

Harry G ; Frankfurt, spécialiste renommé de philosophie morale, est professeur émérite à l'université de Princeton. Il a publié, entre autres ouvrages, The Reasons of Love, Necessity, Volition and Love et The Importance of What We Care About.

Quatrième de couverture

"L'un des traits les plus caractéristiques de notre culture est l'omniprésence du baratin..." Harry G. Frankfurt.

Mon avis

Des synomymes de c..., baratin, fumisterie, mensonge, la différence avec déco..ade, bof... mis à part qu'apprendre que Saint Augsutin distinguait 7 formes de mensonge... aucun intérêt à lire ce livre.
Dans son avant-propos de ce texte destiné à une société savante de Yale où il enseignait, l'auteur écrit que son éditeur lui suggère d'en faire un livre. Il lui objecte que le texte est un peu court. Réponse de l'éditeur : " on peut jouer sur les marges, sur les polices de caractère et sur la taille des pages ". Ce qui a été fait. N'appelle-t-on pas par ailleurs cela du "remplissage" ?

objectif_pal(voir ici)

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15 novembre 2009

Dimanche poétique #6

Une autre chanson de Boris Vian dont la musique reste en tête...

Fais moi mal, Johnny

Il s'est levé à mon approche
Debout, il était plus petit
Je me suis dit c'est dans la poche
Ce mignon-là, c'est pour mon lit
Il m'arrivait jusqu'à l'épaule
Mais il était râblé comme tout
Il m'a suivie jusqu'à ma piaule
Et j'ai crié vas-y mon loup

Fais-moi mal, Johnny, Johnny, Johnny
Envole-moi au ciel... zoum!
Fais-moi mal, Johnny, Johnny, Johnny
Moi j'aim' l'amour qui fait boum!

Il n'avait plus que ses chaussettes
Des bell' jaunes avec des raies bleues
Il m'a regardé d'un oeil bête
Il comprenait rien, l'malheureux
Et il m'a dit l'air désolé
Je n'ferais pas d'mal à une mouche
Il m'énervait! Je l'ai giflé
Et j'ai grincé d'un air farouche

Fais-moi mal, Johnny, Johnny, Johnny
Je n'suis pas une mouche... zoum!
Fais-moi mal, Johnny, Johnny, Johnny
Moi j'aim' l'amour qui fait boum!

Voyant qu'il ne s'excitait guère
Je l'ai insulté sauvagement
J'y ai donné tous les noms d'la terre
Et encor' d'aut's bien moins courants
Ça l'a réveillé aussi sec
Et il m'a dit arrête ton char
Tu m'prends vraiment pour un pauv' mec
J'vais t'en r'filer, d'la série noire

Tu m'fais mal, Johnny, Johnny, Johnny
Pas avec des pieds... zing!
Tu m'fais mal, Johnny, Johnny, Johnny
J'aim' pas l'amour qui fait bing!

Il a remis sa p'tite chemise
Son p'tit complet, ses p'tits souliers
Il a descendu l'escalier
En m'laissant une épaule démise
Pour des voyous de cette espèce
C'est bien la peine de faire des frais
Maint'nant, j'ai des bleus plein les fesses
Et plus jamais je ne dirai

Fais-moi mal, Johnny, Johnny, Johnny
Envole-moi au ciel... zoum !
Fais-moi mal, Johnny, Johnny, Johnny
Moi j'aim' l'amour qui fait boum !

D'autres découvertes poétiques ici

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10 novembre 2009

Deux petites filles en bleu

Mary Higgins Clark

380 pages
Livre de Poche (2008)

2_petites_filles_en_bleuPrésentation de l'éditeur

Goûter d'anniversaire chez les Frawley : on fête les trois ans des jumelles, Kelly et Kathy. Mais, le soir même, de retour d'un dîner, les parents sont accueillis par la police : les petites ont été kidnappées. Après avoir rassemblé les huit millions de dollars de la rançon, Steve et Margaret entrent en contact avec le ravisseur. Le jour de l'échange, cependant, seule Kelly est là. Qu'est-il advenu de Kathy ? Alors que tout espoir semble perdu, Kelly affirme que sa sœur est bien vivante, comme si les enfants communiquaient par télépathie... Jamais, depuis Un cri dans la nuit, Mary Higgins Clark n'avait plongé le lecteur dans un tel cauchemar : celui des rapts d'enfants.

Biographie de l'auteur

Tout d'abord secrétaire puis hôtesse de l'air, ce n'est qu'à la mort de son mari que Mary Higgins Clark se lance dans la rédaction de scripts pour la radio, puis de romans. Son premier ouvrage est une biographie de George Washington. Elle décide alors d'écrire un roman à suspense. La Maison du guet, qui devient son premier best-seller. Encouragée par le succès, elle continue à écrire tout en s'occupant de ses enfants. En 1980, La Nuit du renard obtient le Grand Prix de la littérature policière. Mary Higgins Clark prend alors son rythme de croisière et publie un titre par an, toujours accueilli avec le même succès par le public. Elle est traduite dans le monde entier et plusieurs de ses romans ont été adaptés pour la télévision. Depuis quelques années, elle cosigne des ouvrages avec sa propre fille, Carol Higgins Clark.

Mon avis

Deux mots : efficace et attendu !
Bien écrit, suspense construit.
Le style est maîtrisé, l'écriture fluide aussi : efficace.
Mais fin attendue.
(pécision suite au commentaire d'Alex : quand j'écris attendue, parce que tout se dénoue dans les dernières pages, tout est bien qui finit bien, les méchants et les gentils, très manichéen, très américain, quoi !)
Un reproche ? Les chapitres trop courts (parfois deux pages), ce qui casse quelque peu le rythme.

objectif_pal(voir ici)

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08 novembre 2009

Dimanche poétique #5

Ingénieur, trompettiste, écrivain (sous son nom ou en plus noir, sous le pseudonyme de Vernon Sullivan), je vous propose une de ses chansons...

Boris Vian (1920-1959)

La complainte du progrès

Autrefois pour faire sa cour
On parlait d'amour
Pour mieux prouver son ardeur
On offrait son cœur

Maintenant c'est plus pareil
Ça change, ça change
Pour séduire le cher ange
On lui glisse à l'oreille
- Ah, Gudule!

Viens m'embrasser
Et je te donnerai
Un frigidaire
Un joli scooter
Un atomixer
Et du Dunlopillo
Une cuisiniè-reu
Avec un four en verre
Des tas de couverts
Et des pellagâteaux

Une tourniquette
Pour faire la vinaigrette
Un bel aérateur
Pour bouffer les odeurs

Des draps qui chauffent
Un pistolet à gaufres
Un avion pour deux
Et nous serons heureux

Autrefois, s'il arrivait
Que l'on se querelle
L'air lugubre on s'en allait
En laissant la vaisselle

Maintenant, que voulez-vous
La vie est si chère
On dit rentre chez ta mère
Et l'on se garde tout
- Ah, Gudule !

Excuse-toi
Ou je reprends tout ça
Mon frigidaire
Mon armoire à cuillères
Mon evier en fer
Et mon poêle à mazout
Mon cire-godasses
Mon repasse-limaces
Mon tabouret à glace
Et mon chasse-filous

La tourniquette
A faire la vinaigrette
Le ratatine-ordures
Et le coupe-friture

Et si la belle
Se montre encor cruelle
On la fiche dehors
Pour confier son sort

Au frigidaire
A l'efface-poussière
A la cuisinière
Au lit qu'est toujours fait
Au chauffe-savates
Au canon à patates
A l'eventre-tomates
A l'écorche-poulet

Mais très très vite
On reçoit la visite
D'une tendre petite
Qui vous offre son cœur

Alors on cède
Car il faut qu'on s'entraide
Et l'on vit comme ça
Jusqu'à la prochaine fois
Et l'on vit comme ça
Jusqu'à la prochaine fois

vian

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Bon dimanche (poétique) à tous et toutes !

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01 novembre 2009

Dimanche poétique #4

Une poésie qui me revient à l'esprit dès le début de l'automne...

Maurice CAREME
(1899-1978)

L'Automne

L'automne au coin du bois
Joue de l'harmonica
Quelle joie chez les feuilles !
Elles valsent au bras
Du vent qui les emporte
On dit qu'elles sont mortes
Mais personne n'y croit
L'automne au coin du bois
Joue de l'harmonica.

Ecrivain et poête belge de langue francaise (cf. wiki ici)

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Vers de Maurice Carême
Jardin des Poêtes, Paris

D'autres découvertes poétiques ici
(billet programmé)

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23 octobre 2009

Le Retour du Professeur de Danse

Henning MANKELL

538 pages,
Points (2007)

41p0BHuGlML__SL500_AA240_Présentation de l'éditeur
Le jeune policier Stefan Lindman est sous le choc : il vient d'apprendre qu'il a un cancer, et que son ancien collègue Herbert Molin a été torturé mort. Pour tromper son angoisse, il part à l'autre bout de la Suède enquêter sur le meurtre de Molin. Que signifient les traces sanglantes sur le parquet, comme si le tueur avait dansé un tango avec le corps de sa victime ? Les ombres d'un passé très noir se réveillent. Elles ont frappé, et vont frappé encore. Mais Stefan n'a plus rien à perdre...

Mon avis
Ce n'est pas une enquête du commissaire Kurt Wallander, mais de son collègue Stefan Lindman. L'ambiance scandinave y est parfaitement retranscrite : les nuits tôt l'hiver, le froid, les rapports entre les gens, bref, je m'y retrouve.
Est abordé ici un pan de l'histoire de la Suède : le nazisme. Que l'on retrouve dans Le Canari d'Hitler de Sandi Toksvig (ici) ou Les Hommes qui n'aimaient pas les Femmes (Millenium, tome 1) de Steig Larsson (billet à venir).
On ressent le malaise de Stefan Lindman face à ce poids de l'histoire, son dégoût.
On ressent le poids de sa maladie qui l'affaiblit, son travail d'enquête, un peu "en dehors des clous"

Comme chez Stieg Larsson, gros travail de documentation en amont, précision des lieux décrits, des sentiments transcrits. 

Bref, selon moi, un des meilleurs polars d'Henning Mankell !

Ca vous a donné envie ? D'autres polars du même auteur : Avant le Gel et Les Morts de la Saint Jean.
D'autres livres qui se déroulent en Scandinavie : clic sur le tag "Scandinavie".

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18 octobre 2009

Dimanche poétique #3

Son décès est passé quasiment inaperçu...

TIXIER Jean-Max
(Marseille, 1935 - Hyères 29 septembre 2009)

Aurai-je encore sur la bouche ce froid de neige quand
l’aube surprendra mon ombre écartelée ?
Mon silence me porte. Fort de ce pouvoir le tapis du
        conteur plane au-dessus des choses vivantes inscrites
        dans la terre.

Et mon regard à son tour emprunte à l’aigle sa promptitude
        de rapace lucide. Cruel, comme une bague cerclée
        à la patte d’un migrateur.

                        (JM Tixier, La Traversée des eaux, Sud 1984 )

source : Le Scriptorium (clic)
Chasseur de mémoire

Jean-Max Tixier est né à Marseille en 1935. Il est issu d’une vieille famille provençale apparentée à Frédéric Mistral. Il a fait des études de sciences et de lettres et élabore une thèse de troisième cycle s’intitulant « Poésie et Mathématiques ». Il s’intéresse alors à l’écriture sous tous ses aspects et aux rapports entre la littérature et les sciences. Ayant mené pendant longtemps une carrière d’enseignant associée à une carrière d’écrivain, il s’adonne aujourd’hui exclusivement à l’écriture. Poète, romancier, critique, il est membre du comité de rédaction des revues Autres Sud (après la revue Sud, de 1970 à 1996), Encres Vives et Poésie 1/Vagabondages.

Jean-Max Tixier est très fidèle à sa région natale, la Provence (« ma terre, je la porte à l’infini »), comme en témoignent nombres de ses romans parus dans les éditions Presses De la Cité. Auteur de plus de 70 ouvrages dans des genres divers (certains en collaboration ou sous pseudonyme, dont une majorité de recueils de poèmes), il reçoit en 1994 le Grand Prix Littéraire de Provence pour l’ensemble de son œuvre.

Il a également écrit des contes (Un lavoir en Provence et autres histoires), des documents jeunesses (La crèche et les santons de Provence), des anthologies (Saint John Perse à Giens) et a même collaboré à l’élaboration d’ouvrages photographiques (Treizième ciel en Provence). Il a reçu divers prix littéraires pour ses multiples œuvres.

Cet auteur est présent à des manifestations littéraires comme la Fête du Livre à Toulon où il peut se forger une renommée encore plus importante, et ainsi se faire connaître de tout public.

source : http://varetpoesie.univ-tln.fr/TIXIER-Jean-Max.html

Le nègre littéraire du commissaire Van Loc

« J'hésitais à me mettre au roman parce que je pensais qu'un roman de poète était un roman raté, même si des auteurs comme Pierre-Jean Jouve, Georges-Emmanuel Clancier ou Robert Sabatier ont montré l'inverse. » Le déclic prendra curieusement les traits du commissaire Nguyen Van Loc, chef de la police de Marseille, initiateur du GIPN. En 1988, « le Chinois », en fin de carrière, n'est plus assujetti au devoir de réserve. Il cherche un nègre, ce sera Jean-Max Tixier. Des années de collaboration littéraire accoucheront d'une dizaine de livres, très bien vendus. « Ça ne me pesait pas, je n'étais pas un nègre honteux. Pour avoir déjà publié, j'avais une réalité littéraire. » (source : Var Matin)

Je vous invite à cliquer sur les liens pour découvrir cet auteur (je n'ai trouvé que cette poésie sur le net)

D'autres découvertes en cliquant ici

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