Herbjørg WASSMO

400 pages
Editions Gaïa (3 septembre 2014)
Disse øyeblikk (idem)
Traduction : Céline Romand-Monnier

ces instants là

Quatrième de couverture
Elle grandit dans le nord de la Norvège, entre une mère insaisissable mais présente, une petite soeur qu'elle protège, un père qu'elle méprise avant de le haïr. Elle n'est pas coupable du mal qu'il lui fait.
Puis elle aime le rock, la danse, les mains de l'apprenti électricien. Elle surnage face à la honte, part à la ville étudier. Son père est loin, c'est bien, mais son jeune fils aussi est loin. Elle lit, et brave son silence dans l'écriture. Elle se marie, publie, devient écrivain. Se bat pour sa liberté et son droit à vivre comme elle le souhaite.
Avec pudeur et sans fard, Herbjørg Wassmo raconte ce qui fait une vie, en la présence majestueuse du Grand Nord.

Herbjørg Wassmo est née en 1942, dans le nord de la Norvège. Ses romans et nouvelles sont empreints de l'atmosphère de ces régions septentrionales.
Auteur de sagas flamboyantes telles que la Trilogie de Tora, Le livre de Dina et Cent ans, elle a vu son oeuvre récompensée par de nombreux prix.

 Mon avis

Ce qui surprend : aucun prénom cité, ni aucun lieu. 

Disse øyeblikk noEnfin, presque, puisque le premier prénom apparaît page 288 : Sara (même si on parle de Camus, Simone de Beauvoir, Virginia Woolf), on parle d'un prix Nobel, ou de Paris. Sinon, on parle de la " capitale " voire de " la capitale de ce pays ".

Page 288 (décidemment, page riche d'informations), le personnage principal / l'héroïne dit à Sara qu'elle est née l'année où est sorti L'Etranger. Comme l'auteur. D'ailleurs, il n'est pas dit que c'est une autobiographie mais il y a des points similaires : les dessins et les poèmes dans son enfance, le métier (institutrice, professeur, puis écrivain), le grand nord, le féminisme, etc. C'est un roman de type autobiographique, dirai-je.

Quant  à l'écriture... c'est du Herbjørg Wassmo : phrases courtes, simples. Mais derrière les mots, se cachent la réalité de ce qui est évoqué, les soupçons. On envisage, on interprète. Parfois aussi les mots ensemble semblent ne rien vouloir dire quand ils sont accolés les uns aux autres dans des phrases. Ainsi, deux phrases qui se suivent peuvent parler de deux choses complètement différentes.

Par exemple, le ton est donné dès les deux premiers paragraphes illustrent le style d'Herbjørg Wassmo : 

Jeune pêcheur et empreinte sur la peau (titre du premier chapitre)

Elle glisse en arrière vers ce qu'elle ne sait pas.
La rosée du soir s'élève des tourbières et du lac. Comme un souffle étranger. Rend tout irréel. Se dépose sur les tolets quand elle rame. La friction des avirons se fait lointains soupirs.

En bref, ai-je aimé ou pas ?
J'ai un sentiment étrange. Bien ET bof en même temps. Des longueurs, mais parfois utiles.
Mais j'ai souvenir d'un style moins hâchuré moins hors du temps, du lieu, dans d'autres livres d'Herbjørg Wassmo.

Puisqu'il faut donner une note dans le cadre des matchs littéraires Price Minister : 12/20.
Parce que je n'aime pas les nombres impairs, parce que selon moi, ce n'est pas le meilleur livre d'Herbjørg Wassmo.

note sur la qualité de l'écriture  : 2
note pour le plaisir à la lecture : 2
note sur l'originalité du livre : 4

 

challengerl rentrée litt 2014 6/6 chez Hérisson

logo_voisins_voisines_2014_h300 chez A Propos de Livres

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