Maxime CHATTAM

445 pages
Editions Albin Michel (2010)
Premier volet du Dyptique du Temps

léviatemps

Quatrième de couverture
À trop désirer la mort, on y brûle son âme.

Paris, 1900. Prisonnier de son succès, un écrivain décide de tout quitter pour entrer au plus profond de ses cauchemars, de ses abysses, explorer ce qu'il y a de pire en lui. Dans ce terreau de peurs se cache la matrice des monstres enfouis en chacun de nous. Un Léviathan d'ombres, un golem de violence. Guy de Timée voulait déterrer la fange, il va rencontrer le Mal. Des cercles ésotériques de la capitale aux démesures de l'Exposition universelle, le début du XXe siècle inspire à Maxime Chattam un thriller halluciné où les progrès de la science nourrissent la folie des âmes perdues en quête d'éternité.

Mon avis

Une couverture qui me plaît... avec des trucs tarabiscotés Art Nouveau et une police utilisée qui le rappelle. Tiens, d'ailleurs, je fais mes A majuscules de cette façon.

Derrière la page du titre, les titres des musiques qui ont accompagné l'écriture de Maxime Chattam.

Ecrivain en panne d'inspiration (et de famille), Guy de Tinée rêve d'être le Conan Doyle français et lorsqu'un horrible meurtre se produit, il utilise les méthodes nouvelles de la criminolgie naissante pour "résoudre ce mystère" (la la la la, comme dans la chanson de Mystères & Associés, si si, Scooby-Dooh & cie). Il prend des risques, entraîne avec lui une jeune courtisane et un jeune policier et nous pénétrons dans le monde du sexe, en finesse, dans une maison close ou dans un recoin, dans la rue Monjol, mais aussi dans le Paris de l'Exposition universelle de 1900 et autres "ésotérismes".

Quelque chose m'a interpelée : dans la mise en garde, Guy de Tinée est vieillissant, raconte, en ce vingtième siècle finissant contemplant son arrière-arrière-arrière-petite-fille (page 9), ce qui c'est passé des dizaines d'années auparavant, alors qu'il était jeune, en 1900. Mais il a quel âge ? Quelques cent ans ? (il faudrait que je lise peut-être le deuxième volet Le Requiem des Abysses pour en savoir davantage).

Sinon, qu'en dire ? Bien. Mais quelque peu prévisible. Bref, bon. Mais c'est sans plus. En revanche, l'écriture est rythmée, les rebondissements arrivent à point nommé, s'enchaînant de façon logique, mais chaque chose en son temps. Nous sommes en 1900, cela va plus lentement qu'aujourd'hui, comme dans La Conjuration primitive.

Merci à ma collègue de travail, aimant bien Maxime Chattam, avec qui on papote bouquins, qui m'a prêté ce livre (mais qui je crois, ne lit pas mon blog) (sinon, laisse-moi un commentaire, par pitié !).

(J'ai aussi lu Carnages, nouvelle un peu longue).

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