Maxime CHATTAM

496 pages
Editions Albin Michel (28 mai 2014)

patience

Quatrième de couverture
Le mal peut-il contaminer ceux qui le traquent ?
Un go-fast pris en flag qui transporte bien pire que de la drogue...
Deux ados qui tirent sur les passagers d'un TGV lancé à pleine vitesse...
Des gens ordinaires découverts morts de terreur.
Le Diable mène le bal, le monde est devenu fou. Lieutenant à la Section de Recherche de Paris, Ludivine Vancker comprend bientôt qu'un fil sanglant relie ces faits divers.
Rien ne pourra l'empêcher de remonter la piste à sa source. Aux racines de la peur. Le Mal peut-il contaminer ceux qui le traquent ?

Après La Conjuration primitive, Maxime Chattam, dans ce thriller d'une maitrise glaçante, sème plus que jamais le doute.

Mon avis

Lu il y a déjà quelques temps... mais bon, panne de blog ! J'ai du mal... je ne réponds plus à vos commentaires, même si je les lis tous. Quelques trucs familiaux... Mais bon, me voici de retour !

Même enquêtrice que dans La Conjuration primitive, Ludivine Vancker. Et ici, le Diable intervient. Il manipule des personnages qui ont des faiblesses psychologiques (mais pas que...).

Je ne serai pas aussi lyrique que dans mon avis sur La Conjuration primitive, mais qu'en dire : beaucoup de suspense, des héros attachants, du suspenses qui monte peu à peu, une dose de "surnaturel" avec le Diable qui s'insinue dans l'enquête : comment peut-on littéralement mourir de peur ? Et comme d'habitude, je n'ai pas pu m'empêcher de chercher qui est le gros méchant de l'histoire, pourquoi agirait-il seul, dans quel but ?
Pendant ce temps, les actes violents se multiplient en France. Quel est le déclencheur ? Le Diable ? Comment fait-il ? Et encore une fois, le Diable s'insinue dans l'enquête.

Comme précédemment, j'ai pu apprécier la documentation, le style, construit, et "nerveux", rendant l'enquête rapide, sans temps mort (mais des morts, ça oui).

Bref, un thriller de bonne facture, où l'on ne s'ennuie pas et qui pourrait apporter quelques sueurs froides/rafraîchir sur la plage.

Le titre est expliqué page 326. Et on nous explique (je paraphrase) que la force du diable est dans son absence, à faire croire à son existence, à sa force.

Une anecdote que je relève page 343, à propos de l'amabilité : "Il suffisait de prendre le métro à Paris [...] une véritable bataille pour en sortir, les usagers cherchant à s'engouffrer sans même laisser les autres sortir". Justement, je trouve les gens dans le métro plus "civilisés" à Paris qu'à Marseille, car ils laissent les usagers sortir avant de s'engouffrer, et pas bousculer pour entrer (il m'est arrivé de presque manquer une sortie à cause de "malotrus" qui entraient en bloc avant que nous ne puissions sortir (parenthèse fermée).

Un bon thriller qui tient en haleine et qui tient ses promesses. Un pur cru Chattam.

Lus aussi et chroniqués : Carnages et Léviatemps.

Merci à Marlène (désolée pour le retard de chronique) et Aliénor.

 chez Liliba

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