Caroline VERMALLE

272 pages
Editions Belfond (13 mars 2014)

collection de trésors minuscules

Quatrième de couverture
Il rêvait de posséder le plus beau des tableaux. Mais de surprise en surprise son rêve va le conduire à un trésor bien plus précieux.
Jeune et brillant avocat, Frédéric collectionne les succès et les toiles impressionnistes. Assisté par Pétronille, dont les yeux ne brillent que pour lui, il suit son ambition et son appétit de collectionneur, jusqu'au jour où un notaire lui annonce qu'il a hérité d'un mystérieux inconnu. Persuadé que la fortune l'attend, Frédéric découvre avec consternation que le fameux héritage consiste en quelques malheureux billets de train et une étrange carte au trésor. Dommage, car entre-temps la chance a tourné. Clients disparus biens saisis, il ne reste plus à Frédéric qu'à suivre l'énigmatique jeu de piste, tandis que, dans l'ombre, Pétronille fait tout pour l'aider.
Quant un flirt avec la dérive se transforme en aventure intrigante et savoureuse, généreuse et amoureuse.

Après des études de cinéma, Caroline Vermalle a travaillé à Londres pour la BBC, fait le tour du monde, puis s’est installée en Vendée, juste en face de l’Île d’Yeu, qui lui a inspiré L’Île des beaux lendemains (Belfond, 2013). Une collection de trésors minuscules est son troisième roman pour adultes. Elle a également publié un roman pour la jeunesse, Sixtine (Black Moon, 2013).

Mon avis

Des bonbons pour l'une, de la barbe à papa pour une autre blogueuse, on retrouve dans les billets : des choux, des flocons de neige, une carte au trésor (à faire soi-même...), livre qui fait du bien et des tableaux. Pour moi : une bouffée d'air frais : des flocons et du bonheur !
Je n'échapperai pas aux tableaux... Et comme Frédéric, j'ai un goût particulier pour les tableaux " de neige " des impressionnistes, où le blanc domine, cette " non-couleur ", jamais auparavant aussi présente dans les tableaux, qui donne une impression de calme [volupté et luxe, pour paraphraser], voire de mélancolie, de solitude, d'abandon.

Deux tableaux me viennent à l'esprit d'Alfred Sisley, illustrant cette solitude (tiens, comme celle du héros) : 


Neige à Louveciennes, 1874, Alfred Sisley, Philipps Collection, Washington


Neige à Louveciennes, 1875, Alfred Sisley, Musée d'Orsay

Bref, cela me fait penser que je n'ai toujous pas visiter ce musée (ma seule tentative a été : plus d'une heure de queue pour et il n'aurait rester qu'une heure et demi pour visiter le musée, bien trop peu !) (Keisha, si je monte, tentée ?)

Je n'aurai pas les mêmes trésors minuscules que Frédéric, mais un ticket, une carte postale, d'autres petits objets qui me refont voyager en enfance. Mais je ne suis laissée emporter par la chasse au trésor de trésors minuscules de Frédéric.

Dans le secret d'un atelier, on dessine le portrait-robot du bonheur. Pas celui des Durand. Le nôtre. Sur mesure. On repart avec un beau collage qu'on met sur le frigo de la cuisine ou qu'on cache dans le tiroir de la table de chevet. Peut-être qu'on l'oublie après. Mais notre tête, elle, a enregistré l'image. Et chaque fois qu'on aura une décision à prendre, le cerveau, qui a été programmé pour la poursuite du bonheur, penchera pour le choix qui se rapprochera le plus de l'image du bonheur sur le frigo [...]. La carte au trésor donne une direction au cerveau, et lui, déjà programmé pour le trouver, il y va. Et un jour, on se réveille et les rêves de la carte au trésor se sont réalisés. [...]

Moi, je préfère dire qu'il faut y croire. C'est pas grand-chose, croire, c'est donné à tout le monde, il suffit juste d'y mettre du sien, de faire taire le bruit alentour, d'ouvrir les yeux et de voir sa bonne étoile. Les gens n'y croient pas, à leur bonne étoile, c'est dommage. Et ils ont tort, bien sûr. Elle est là pour chacun, seulement, il faut prendre la peine de la chercher. Des fois, elle brille dans des trucs minuscules, des trucs de rien du tout. Une présence, par exemple. On est sept milliards sur terre et pourtant, par une espèce de miracle incompréhensible, il suffit d'une voix, d'un coeur, d'une façon de voir les choses pour tout illuminer d'un coup. (page 218)

Caroline, (vous permettez que je vous appelle Caroline ?) vous m'avez encore fait voyager heureusement. 
Happy (comme la chanson) vous serez à la lecture ! Le bonheur est à portée de main. Il suffit de le chercher et on le trouve ! coeur qui bat


La pie, 1868-1869, Claude Monet, Musée d'Orsay


La débâcle près de Vétheuil, 1880, Claude Monet, Musée d'Orsay

Tombées sous le charme, Keisha, Aifelle, Anne des Mots et des Notes, GéraldineAntigone (et d'autres...)

Merci à Anny P et à Caroline pour cette si délicieuse (et si je mangeais des choux à la crême ?) lecture. 

autres lectures...SixtineL'Île des beaux LendemainsL'avant-dernière Chance et Nouvelles contemporaines.

 
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