Alexandre POSTEL

245 pages
Editions Gallimard (janvier 2013)

un homme effacéQuatrième de couverture
Damien North est professeur de philosophie dans une université cossue. Veuf, il mène une vie triste et solitaire. Mais un jour, il est embarqué par la police qui l'accuse d'avoir téléchargé sur son ordinateur des images provenant d'un réseau pédophile... L'affaire fait grand bruit, d'autant que Damien est le petit-fils d'Axel North, figure politique historique. L'inculpé a beau se savoir innocent, chacun se souvient d'un geste, d'une parole qui, interprétés à la lumière de la terrible accusation, deviennent autant de preuves à charge. Même une banale photo de sa nièce, unique enfant de son entourage, ouvre un gouffre d'horribles suppositions. Le terrible engrenage commence tout juste à se mettre en marche. Alexandre Postel décrit avec acuité la farce des conventions sociales, les masques affables sous lesquels se cachent le pouvoir, la jalousie ou le désir de nuire - et les dérives inquiétantes d'une société fascinée par les images.

Alexandre Postel né en 1982. Il enseigne la littérature française à Paris. Un homme effacé est son premier roman.

Mon avis

Un mot appris : boustrophédon (page 186) : selon wikipedia : (Linguistique) Tracé d’un système d'écriture qui change alternativement de sens, ligne après ligne, de droite à gauche (lecture sinistroverse) puis de gauche à droite (lecture dextroverse). Exemple : L’écriture de l’île de Pâques est un boustrophédon renversé.

Des noms à consonance anglophone ou germanique... Pas de lieu, ni de date précise, si ce n'est "été de la canicule" page 182 ou peut-être dans un futur proche (voir page 122)...
Un pseudo au nom évocateur, Humbert Humbert, qui parle des clavicules des nymphettes, des courts de tennus, des genoux", comme dans Lolita (j'en parle ici), Lewis Carroll qui surgit d'entre les pages (j'en parle ).

Un homme seul, esseulé, des soupçons poisseux, une solitude visqueuse, sentiment du personnage d'être hors du monde, de le voir depuis l'extérieur, ce sentiment transpire tout au long du livre. 

Bref, un livre étrange où les soupçons détruisent une vie.
Une illustration de "il n'y a pas de fumée sans feu".

Pour préciser pour les commentatrices ci-dessous : aimé. Une plume à suivre.

Livre repéré chez Keisha (son billet est ici)

Et demain, un livre au titre similaire !

Prix Goncourt du premier roman 2013

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