François CHOLLET

144 pages
Editions du Cherche Midi

Quatrième de couverture

bras de fer

Lucie Ravelin est capitaine dans l'armée française. Elle est belle, réservée, fascinante. Le soldat Salengro voudrait révéler sa féminité. Il la provoque, l'invite dans son appartement pour un huis-clos. Ils s'enferment. 

Deux jours durant ils s'affrontent sans répit, se font violence psychologiquement et physiquement. On ne sait ce qu'ils cherchent dans ce face à face où aucune pudeur ne résiste. On devine qu'ils ont vécu des moments difficiles, sans que l'on sache lesquels. Ils se laissent parfois aller à la tendresse, maladroitement. Tour à tour fragiles et insensibles, ils semblent perdus dans le labyrinthe de leurs émotions. Espèrent-ils se découvrir eux-mêmes ? Ce combat paraît sans issue. Jusqu'au bout, on ignore lequel des deux mène la barque, qui domine l'autre.

Mon avis

Ma première participation au Premier Mardi, c'est Permis de Stephie de Mille & Une Pages
Oui, car du sexe oui, il y a. Envisagé, évoqué, tâté. Du sexe dans les pensées des personnages. Du sexe exposé, au regard de l'autre personnage.
Une écriture rapide, singlante, comme un coup de cravache (entre autres, page 44).
Du sexe pour m'émoustiller ? Non ! Voyons, c'est la rentrée littéraire "officielle" ! Enfin, si vous aimez le scato (un peu, mais ça suffit largement), peut-être serez-vous émoustillé. Moi, ça m'a coupé tous mes effets !
Aussi sans doute parce que j'ai lu la (première) moitié de ce livre dans un square, avec des enfants qui jouaient (ouf ! la couverture et le titre ne révèlent en rien ce qu'il y a à l'intérieur).

Bon, si l'auteur écrit autre chose, pourquoi pas. Mais vomi et caca quel que soit le livre, surtout quand c'est fait exprès, je ne peux pas : je sens et je vois ! Beurk ! Dommage, l'écriture m'a plu.

Merci à toi, ma chère Solène qui m'a permis de découvrir cet auteur et son nouveau livre : je ne m'attendais pas du tout à cela. Plus à de la violence psychologique, à un Bras de Fer entre deux cerveaux (waouh ! quelle image), voire de la violence physique. 
Et une fin qui tombe d'un coup.

Mardi-c-est-permis chez Stéphie

La nostalgie heureuse d’Amélie Nothomb {RL2013}  chez Hérisson