Jean-René AUGE

204 pages
Editions TDO (2010)

Quatrième de couverutre

petite fille

Lisette, 7 ans, a disparu. Corbère, son village natal, est en émoi.
L’affaire va être confiée aux hommes du SRPJ de Perpignan. En leur compagnie, le lecteur va remonter le fil embrouillé de l’énigme, jusqu’au terrible dénouement final.
« La Petite Fille assassinée » est inspiré d’un fait réel.

Ancien flic de la PJ, Jean-René Augé nous guide sur les traces d’un tueur d’enfant.
« Une incursion dans le quotidien de la PJ, telle que le lecteur ne l’a sans doute jamais connue ».

Mon avis

Un gros coup de coeur ! coeur battant

Attention, pas pour l'histoire, malheureusement vraie.

Mais pour toute l'émotion qui passe par la plume.

De belles descriptions des lieux (on sent le terrain connu et apprécié), de la poésie...Page 27 :  Vus du hameau, le soleil et la nuit naissent au même endroit. Toujours du côté de la mer. Mais de la mer à ici, les chemins sont si courts qu'une nuit qui naît ne se remarque pas [...] A croire que le vent s'endort quand les rues se dépeuplent. Les rues de la ville bien sûr. Il y a bien longtemps qu'im ne se soucie plus des campagnes. S'il devait s'endormir à chaque fois qu'elles se vident, il n'y aurait plus de vent.
(petit ajout de ma part : Mistral et Tramontane soufflent un peu moins fort la nuit (enfin, pas toujours)).

" Incursion dans le quotidien de la P.J." oui. On y est, en plein de dedans. On vit l'enquête depuis les yeux d'un flic. On ressent son émotion. Page 43 : Une enquête. Ce n'est rien de plus qu'un boulot à faire qui commence toujours de la même façon. Par une histoire si vriaie qu'au début, on s'étonne parfois de ne pas trop la croire. Au début seulement. Au temps des premières enquêtes quand, pas encore bien plantés dans la peau du flic, les jeunes stagiaires se protègent encore sous un stupide " trop laid pour être vrai "...
Un travail qui commence avec rien. Juste une question sans réponse qui va tout envahir. On mange, on boit et on dort avec elle. Comme une obsession. De quoi rendre jalouse la moins jalouse des femmes.
Une maîtresse. Qui obsède. Tristes, résignés. Les flics avancent, avec peine. 

Bref. Un livre qui m'a beaucoup plus. Par la plume, par les yeux des flics, par l'émotion évoquée (on vit l'histoire).

A lire !

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