Maurice GOUIRAN

270 pages
Editions Jigal (2005)

Quatrième de couverture

nuit

La découverte, un beau matin, d'une tête : humaine, soigneusement déposée dans son frigo ne peut être que le prélude à de graves ennuis...

Et quand les frères Asquaciati, à l'Estaque, Rome et, New York, reçoivent ce sinistre message, ils : sont loin d'imaginer les engatses qui vont fondre sur eux.

La saga de la famille commence à Rome en 1945 quand Ubaldo, le père, ferrent partisan du Duce, s'emmêle dans un sordide trafic d'œuvres d'art.

Mais déterrer cinquante ans plus tard de si vieux souvenirs déchaîne une nuée, d'étranges démons... Heureusement qu'entre deux tournées de " jaune ", les copains, RoRo, Luis, Mehdi et les autres, sont là pour leur prêter main forte.

Mais cette bande de bras cassés arrivera-t-elle à briser le maléfice... ? Gauguin et ses singes s'en retournent encore dans leurs tombes !

Maurice Gouiran a le style incisif, le rythme, télescopique, l'intrique ironique et des personnages trempés dam le sang, la sueur et le pastis. Il est en quelques romans, devenu une fine lame du polar.

Mon avis

Attention, cela se passe (entre autres) à l'Estaque-Plage (et pas l'Estaque-Ville : deux quartiers au nord de Marseille : un en bas, l'autre en haut, chacun avec une gare (d'où la blague, reproduite plus bas*), quartier qui plaisait aux peintres, dont Cézanne et Braque !

  
Peintures d'Auguste Renoir, Paul Cézanne et Georges Braque.

 Lieu planté. Là, des bras cassés (expression très utilisée par ici), boivent des flys (à prononcer "flaï" comme fly en anglais) de pastis et refond le monde. Je me suis amusée à relever les expressions marseillaises : les chichourles (comme "fan de chichourle" (je vous laisse chercher sur le net...), cagole, etc. et le ouaille (bazar, pour rester poli, de la chambre mal rangée du caganis [le petit dernier, celui qui cague encore dans sa couche] jusqu'à l'embouteillage]), mot employé fréquemment. Je vous traduis un autre mot ? La bé-emme ? Non, lisez-le à voix haute et vous comprendrez ! Et pas la peine de jurer avec "la pu*ain de la Caroline" ! Je reste à votre entière disposition pour toute traduction !

Donc si vous voulez lire un polar marseillas - un petit peu déjanté - mais très réaliste : ah les conversations au bar du coin... de " l'authentique" comme dirait Jean de Florette !  

challenge à tous prix laure danse du monde chez Laure (Prix Sang d'Encre des Lycéens), challenge Hexapolargone Papou chez le Papou et Challenge Régions logo d Asphodèle

 

* Un Marseillais habite à l'Estaque, Il faut préciser qu'il y a l'Estaque-Ville et l'Estaque-Plage. Il a envie de voyager et de découvrir Pékin. Il va à la gare et demande un billet pour Pékin.
Le guichetier lui dit qu'il ne connaît pas et lui conseille d'aller à Paris et prendre son billet là-bas.
A Paris,  on lui répond : Il vaudrait mieux que vous alliez à Genève...
Il fait plusieurs capitales et, enfin, arrive à Pékin.
Pas très enthousiasmé par son séjour, il décide de rentrer en France. Il se rend à la gare de Pékin.

Il demande au guichetier : " Je voudrais un billet pour l'Estaque s'il-vous-plaît ".
Le Chinois lui demande alors : "L'Estaque-Ville ou l'Estaque-Plage ?"