Véronique DUBORGEL

157 pages
Editions J'ai Lu (novembre 2010)

opusQuatrième de couverture
Depuis sa création en 1928, l'Opus Dei fascine autant qu'il inquiète. Pendant treize ans, Véronique Duborgel, recrutée à l'âge de vingt ans, en a subi la loi rigoureuse sous la pression de son mari et de son entourage : endoctrinement, remontrances, " corrections fraternelles " de la part d'une hiérarchie qui refuse d'entendre sa souffrance de femme battue. C'est lorsqu'elle se décide à rompre que l'organisation se retourne contre elle... À travers son témoignage accablant, nous pénétrons le monde opaque de l'Opus Dei, organisation catholique la plus secrète et la plus controversée. Un monde où l'obéissance et le châtiment tiennent lieu de dogme.

Un témoignage unique qui dépeint une organisation insensible et sectaire. Et dérange son goût du secret. L'Express. 

Mon avis

Une jeune fille rencontre un jeune homme. Il lui présente des personnes qui apportent des réponses à ses questions. Elle se marie et entre dans le cercle (cours, retraite), même si elle reconnaît avoir été crédule, vivre cela en dehors, un peu comme si cela ne la concernait pas.

Et là, la vie de membre de l'Opus Dei (Œuvre de Dieu en latin) commence : faire des enfants (contraception interdite), être une "vitrine" comme elle l'écrit, "être toujours dans le paraître" : être maquillée, en jupe, donner une bonne image, toujours avoir une maison rangée. Toutes les deux semaines, rendez-vous chez l'"Opusienne" avec sa directrice spirituelle, pour une vérification de la maison. Elle va quelque peu se rebeller, en rageant les jouets, parfois en les planquant, en faisant un rangement de surface (forcément, avec six enfants). De la France, sa famille va habiter en Suisse (canton de Vaud), où se passe la plus grande partie de son témoignage.

Elle appraît comme crédule (trop), elle fut bien "travaillée au corps", conditionnée, naïve, elle fut sans doute pour ces raisons facilement manipulée, perdant son esprit critique, son libre arbitre, formatée (page 67).

Où Padre Pio, fondateur de ce mouvement, considère la femme comme un chien (page 102). 

Où existent des châtiments corporels, des punitions et contritions en public (la "correction fraternelle), où la dénonciation des fautes des autres est encouragée.

L'"apport" est la dîme obligatoire (page 119) : participer en versant une somme à un centre culturel, en faisant des retraites, etc. Selon la législation, la participation financière obligatoire fait la différence entre une religion et une secte (religion : vous pouvez donnez si vous voulez, et le montant que vous voulez) ; de même, chercher à recruter d'autres membres, toujours sous le seau du secret (site de la Miviludes).

L'Opus Dei est SON témoignage, révélant le goût du secret de cette organisation (recrutement dans le secret, ne pas dire que l'on en est membre, etc.). Ce n'est pas un livre analysant ce mouvement.

Je suis surprise que, selon ses dires, cette organisation ne soit pas répertoriée comme secte. Son fonctionnement serait-il différent en France et en Suisse ? 
Sur le net, on trouve en particulier, un Opusien qui a un site/blog qui s'élève contre elle et ses écrits, proposant une autre version de l'Opus Dei.

Je suis contre les mouvements extrêmes/fondamentalistes, comme apparaît l'Opus Dei.
A ne pas confondre avec le Catholicisme.

Peu de blogeuses/blogueses semblent avoir lu ce témoignage, ou du moins l'avoir chroniqué.

Livre très court, vite lu et édifiant.