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L'Oiseau-Lyre (ou l'Oiseau-Lire)
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20 mars 2012

L'Abandon

Peter ROCK

241 pages
Editions Rue Fromentin (janvier 2012)

Partenariat NewsBook / Editions Rue Fromentin

abandonQuatrième de couverture
Une adolescente de treize ans vit en autarcie avec son père dans une réserve naturelle de l'Oregon, loin des villes, évitant tout contact avec l'extérieur. Que fuient-ils ? Pourquoi se cachent-ils ?
Elle ne se le demande pas. Car pour vivre cachés si ce n'est pas heureux, il ne faut penser qu'à cela et consacrer toute son attention à ce mode de vie invisible.
Un jour, ils baissent leur garde et les ennuis commencent. On n'échappe pas à son histoire, même en se terrant pendant des années...

Peter Rock a grandi à Salt Lake City. Il a écrit cinq romans et est aujourd'hui professeur à l'université de Portland (Oregon). Il s'est inspiré d'un fait divers pour écrire L'Abandon

"L'Abandon" est ensorcelant et dérangeant, un livre aussi violent que tendre, aussi tendre que réaliste. Junot Diaz

Mon avis

abandon_usa 1

Une couverture...  renversante : des arbres à l'envers, le titre qui semble s'effacer dans les dernières lettres...
Un livre qui fait penser à La Route, à Into the Wild, aux romans apocalyptiques sur lesquels plane l'ombre de H.D. Thoreau.
Vivre, survivre dans la nature, se cacher (mais pourquoi ? criminels ? crise économique ? a priori, ils ne font rien de répréhensible), savoir se cacher, garder du lien (pour certaines denrées), être sur le qui-vive, toujours prêts à partir, épiés pour éviter d'être surpris. Puis, un jour, ça bascule. Et l'Amérique fait tout pour faire rentrer ce drôle de couple qui choque (un père et sa fille, fusionnels) dans le moule de l'American Way of Life, "avec tout le confort moderne" (Ys, j'ai été obligé de la recaser, l'AWOL !), mais là, problème, seraient-ils gênés aux entournures ?

abandon_usa 2Une histoire tirée d'un fait réel (pas trouvé sur le net), racontée par la voix de Caroline, de son point de vue, avec froideur, comme une observatrice extérieure, qui a l'habitude d'écrire son "journal" (et qui aime lire), qui a confié à son cheval confident (en plastique) un secret qu'on ne comprendra qu'à la fin et Caroline va remonter le fil de ses souvenirs (expression bancale, mais il est fort tard et je n'ai pas l'esprit alerte). Caroline et son père ont des stratégies de vie, de survie, un mode d'emploi.

Un livre que j'ai aimé. Pour cette pudeur, pour cette histoire bien racontée, pour cette réflexion sur l'American Way of Life, sur la société de consommation.
Que je vous conseille (qui peut voyager).
Une fin... quelque peu surprenante. 

Merci à Violaine des Editions Rue Fromentin et à NewsBook pour ce partenariat.

Le billet d'Ys est ici

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