Olivier BORDAÇARRE

Editions Fayard (septembre 2011)
343 pages

france tranquilleQuatrième de couverture
Nogent-les-Chartreux, c’est la France d’aujourd’hui.
Clocher sur fond de plaine, centre-ville soigné et périphérie discount, jeunesse désabusée, chômeurs exsangues et minorités trop visibles... Une France morose, minée par la crise et les JT du soir.
La folie d’un tueur met le feu aux poudres. En campagne électorale, les autorités sortent l’artillerie lourde : contrôles incessants, couvre-feu, patrouilles en treillis. Une politique sécuritaire souffle la peur sur les esprits.
Nogent désormais vit la main sur le fusil.
Boulimique et stressé, le commandant de gendarmerie Paul Garand assiste, impuissant, au triomphe de la haine ordinaire. Jusqu’à ce que son fils de vingt-cinq ans soit à son tour menacé...

À l’heure de l’économie reine et du repli identitaire, Olivier Bordaçarre dénonce l’enracinement dans les consciences des idées d’une droite extrême. Dans la lignée du néo-polar, il signe le portrait d’une France qui se rêve tranquille et se réveille en plein cauchemar. 

Mon avis
Une vision acide et si réaliste d'une petite ville de province, type banlieue résidentielle, qui se réveille avec un tueur en série. Des portraits pas si caricaturaux des personnages (nombreux, on s'y perd un peu) : le commandant de gendarmerie, bon vivant, qui s'est enterré dans cette petite ville, qui pense sans cesse à son ex-femme, des jeunes qui travaillent par-ci par-là, pour certains le moins possible, des joints circulent, des petits jeunes qui zonent un peu, des commerçants qui se plaignent, le politicien aux dents longues, des citoyens qui profitent de ce tueur en série pour radicaliser leurs actions ! Tout ça, sur fond de crise et avec des cadavres qui s'entassent, aucun lien entre eux si ce n'est un drôle de mot...

Même si on devine peu à peu qui peut être le tueur fou, on se régale, avec des petites allusions par-ci, par-là, la petite ville de province dans laquelle on s'enterre (mais pas loin de Paris), plein de caricatures... rien que pour cette écriture grinçante, lisez-le. Mais aussi pour l'histoire, bien montée, entrecoupée de ces petites piques ! Ca a le goût de ces bonbons acidulés, comme les petites bouteilles de coca, sucre râpeux, puis texture douce sous la langue, mais très acide ! coeur-1

Prêté par Pierre de Black Novel qui a bien aimé, tout comme La Petite Souris de Passion Polar et lu aussi par une fille (plus de messieurs chez les lecteurs de polars), j'ai nommé Yspadaden

coup de coeur asphodèle 2

Merci Pierre pour cette lecture délicieusement grinçante !

 

challenge thriller chez Cynthia (catégorie crains dégun même pas peur 11/8)