Alix de SAINT ANDRE

352 pages
Editions Folio (juin 2011, Gallimard, 2010) 

Quatrième de couverture
an avant routePèlerine multirécidiviste, peu douée pour la marche et accrochée à ses cigarettes, Alix de Saint-André a pris trois fois la route de Compostelle. D’abord, depuis Saint-Jean-Pied-de-Port, sur le « chemin français », où s’envolèrent ses idées de méditation solitaire dans des refuges surpeuplés ; puis, de La Corogne jusqu’à Finisterre, sur le « chemin anglais » ; et enfin depuis les bords de Loire, pour accomplir ce que les Espagnols appellent « le vrai chemin », celui qu’on doit faire en partant de chez soi... De paysages sublimes en banlieues pittoresques, elle a rejoint ce peuple de marcheurs de tous pays, réunis moins par la foi que par les ampoules au pied, qui se retrouvent pour vivre à quatre kilomètres-heure une aventure humaine sur laquelle elle porte un regard à la fois affectueux et espiègle.

Alix de Saint-André a été journaliste, grand reporter de presse écrite (Le Figaro-Magazine, Elle) et chroniqueuse de télévision (Canal+) avant de se consacrer à la littérature. Après un roman policier, un essai théologique, un roman d'aventures historiques, l'hagiographie de sa nounou et le récit de sa folle histoire d'amour avec Malraux et la littérature. En avant, route ! est le récit picaresque de ses trois équipées pédestres à Saint Jacques-de-Compostelle.

Mon avis
J'ai égaré mes post-it de notes ! Donc, de mémoire : un mot me vient à l'esprit pour résumer ce livre : primesautier : dans le style, écrit comme on parle ou presque, avec les mots de tous les jours pour décrire sa vie sur les chemins de "Saint-Jacques-du-Champ-de-'Etoile", ce que résume la quatrième de couverture par "un regard à la fois affectueux et espiègle" : on ne s'ennuie pas une seule seconde.
Un premier chemin, qui semble avoir été décidé plus ou moins sur un coup de tête, sa vie parisienne, un deuxième plutôt court, des confidences, son troisième chemin, le plus "original", le plus atypique, entrecoupé de souvenirs.
Un titre emprunté à une poésie d'Arthur Rimbaud.
C'est vif, enlevé, pas entrecoupé de mille réflexions théologiques (c'est parfois un peu dommage, on dirait qu'il ne s'agit que de marche à pied), il "reste toujours 4 kilomètres" avant d'arriver, Alix de Saint-André est plus pratique qu'économique, préférant des sandwichs tout faits plutôt qu'à faire, une bonne bière ou un verre de vin, deux produits inspirés par Dieu dixit certains pélèrins ! On se régale à suivre son aventure à 4 km/heure, 25 km par jour, dans des refuges hospitaliers ou "municipaux", bien plus nombreux en Espagne qu'en France !
Quelques passages m'ont rappelé mes cours en fac (histoire médiévale), voire L'Apothicaire, pour son chemin, beaucoup moins religieux que celui d'Alix de Saint André. 

(image empruntée à Didi !)

Bref, un moment agréable !

Merci DIDI pour ces promenades à pied avec ce livre voyageur !

Les billets de Didi, d'Alex, de Mango, entre autres...