Henri LŒVENBRUCK

604 pages
Editions Flammarion (12 octobre 2011) 

Quatrième de couverture
l'apothicaire« Il vécut à Paris en l'an 1313 un homme qui allait du nom d'Andreas Saint-Loup, mais que d'aucuns appelaient l'Apothicaire, car il était le plus illustre et le plus mystérieux des préparateurs de potions, onguents, drogues et remèdes... »
Un matin de janvier, cet homme découvre dans sa boutique une pièce qu'il avait oubliée... Il comprend alors que jadis vivait ici une personne qui a soudainement disparu de toutes les mémoires. L'Apothicaire, poursuivi par d'obscurs ennemis, accusé d'hérésie par le roi Philippe le Bel et l'Inquisiteur de France, décide de partir jusqu'au mont Sinaï. Entre conte philosophique et suspense ésotérique, L'Apothicaire est une plongée vertigineuse dans les mystères du Moyen Age et les tréfonds de l'âme humaine.

Henri Lœvenbruck est écrivain, chanteur et compositeur. Ses romans sont traduits dans plus de quinze langues. 

Mon avis

Je reprends les mots de l'auteur : Retrouvez dans toutes les bonnes librairies mon treizième roman, l'Apothicaire, qui est aussi, n'ayons pas peur des mots, le livre de ma vie. Celui qui m'a donné le plus de travail et le plus de plaisir. Le livre le plus personnel et, je l'espère, le plus réussi de ma carrière. Sept ans de préparation, deux ans d'écriture, et beaucoup, beaucoup d'émotion à la veille de cette publication.

Un livre qui navigue entre les eaux du Nom de la Rose et des Piliers de la terre, situé au XIVème siècle à Paris... Une épopée à travers toute l'europe du moyen-age, avec de l'aventure, de l'humour, du l'amour, un peu de philosophie, beaucoup de mystère, le tout en 600 pages... J'espère qu'il saura vous plaire, et que vous serez nombreux, vous qui m'êtes si fidèles, à me soutenir dans cette aventure qui me tient tant à coeur (et m'angoisse légèrement) ! Bonne lecture à tous ! 
(voir cette page sur son site).

Je ne vais pas dire que l'auteur ressemble à Sting (sinon je vais me faire tirer l'oreille !) (clic) (époque Russians) mais que dire ? MIAM (pas l'auteur !!!!!) (son livre, voyons !) : un régal !

Pour plusieurs raisons :
1/ j'ai gagné ce livre chez l'Oncle Paul (clic) (j'avais tellement envie de le gagner que j'ai joué sur deux-trois blogs) (et comme je disais , que des blogs sur lesquels je ne débarquais pas pour la première fois !),
2/ je le voulais parce que cela ce passe... au Moyen-Age : d'accord, la fin du moyen-âge, pas celui des "turlututus-chapeaux pointus" ou hennins ! (les turlututus-chapeaux pointus : je sais, j'ai beaucoup d'humour !), mais le quotidien y est plus passionnant que dans Civilisation matérielle, Economie et Capitalisme, XVe-XVIIIe siècle : les structures du quotidien (tome 1) de Fernandbraudel structures du quotidien BRAUDEL (je vous fais grâce des autres volumes...) : on sait tout, mais c'est une somme quelque peu imbuvable, surtout quand vous vous tapez le bouquin (et d'autres) pendant un an, c'est... lourd !

Je reviens à mes moutons :
- Rien ne m'a sauté à la gorge : ok, je ne suis pas une spécialiste du bas moyen-âge ;
- Le style adopté : le récit est raconté par un narrateur contemporain qui raconte "à la manière du" parler médiéval (mais tout à fait lisible de nos jours), parsemant le récit d'icelles, adoncques , lors, oncques, etc. ou de mots plus "typés" qui ont leur notes en bas de page pour explication (et les fillettes ici ne sont pas les fillettes évoquées ), anévrisme est orthographié à la grecque, anévrysme ;
- Plein de souvenirs-madeleines : (page 51) la garance, la gaude, la guède ou pastel, plantes tinctoriales (voir le bouquin sus-cité et ), des descriptions qui me font revivre ma jeunesse (universitaire) :
[...] la foule immense des artisans et des commerçants [...], les peintres, les selliers, les libraireis, les écrivains, les parcheminiers, les boutonniers, les tondeurs de draps, les tailleurs de pierre, les buffetiers, les cordeliers, les faiseurs de gants de laine, les faiseurs de chapeaux ou de bonnets, les sauniers, les armuriers, les brodeurs de soie, les courtepointiers, les crieurs, les ameçonneurs, les fillandiers, les écorcheurs, les estoupiers, les cervoisiers, les orfèvres, les vendeurs d'auges, les lanterniers = une méga madeleine pour moi (page 153) [ voir également le sus-cité bouquin inbuvable] (oui, il m'a marquée !) ; 
- Les Papes sont à Avignon ;
- Andreas Saint-Loup est une particularité pour l'époque : il n'est pas croyant, mais philosophe.
- Une remarque : pour l'époque, où l'on ne vivait pas vieux (pour diverses raisons : guerres, malnutrition,...), deux personnages sont âgés : Juan et Boucel (page 67) ont entre 65 et plus de 70 ans : un âge... canonique ou presque ! 
- Un souvenir, au cours de ma lecture : les personnages se déplacent dans le Royaume de France, apparemment sans souci de compréhension : or à l'époque, langues d'oc et langues d'oil sont quelque peu différentes (un Provençal devait avoir du mal à comprendre (au hasard, Balthazar) un Picard), mais l'explication est simple : Andreas Saint-Loup qui a beaucoup voyagé parle ou se débrouille dans diverses langues.

l'apothicaire 2Je ne vous dirai rien de plus sur l'histoire.

Un regret ? Ne pas avoir lu ce livre plus vite ! (accessoirement, je travaille), sinon, je l'aurai dévoré volontiers d'une traite. L'histoire est prenante, on s'attache aux trois personnages principaux (On se doute bien qu'Aalis, bien qu'éloignée géographiquement de Paris va rejoindre d'une manière ou d'une autre Andreas et Robin, son "compagnon", comme celui "avec qui on partage le pain" cum pane.

Un livre bien documenté (d'où les sept années de préparation, voir l'auteur cité ci-dessus) qui rend ce pavé vivantcoeur-1
et réaliste. Une histoire (même si on devine la rencontre d'Aalis et d'Andreas, par exemple, mais demeurent les questions où et quand ?) charpentée qui tient en haleine.

Bref = si vous cherchez un cadeau (à offrir ou à s'offrir), offrez-le et/ou lisez-le !

L'avis de journalistes-critiques littéraires (dont l'un a un nom typiquement médiéval !), clic, et l'avis d'Oncle Paul, parmi d'autres (clic et clic)

Merci à Oncle Paul et aux Editions Flammarion grâce à qui j'ai gagné ce livre
Merci à Henri Lœvenbruck pour m'avoir dédicacé son roman ! 
J'ai bien voyagé aux côtés de l'Apothicaire 

(j'ai lu et chroniqué Le Rasoir d'Ockham et Les Cathédrales du Vide)

rentrée litt

chez Herisson (8/7)