Nicholas JUBBER

babelio masse critique

531 pages de récit
5 pages de glossaire
17 pages de références, d'index et de table !
soit 558 pages écrites !
Editions Noir sur Blanc (Lausanne, Vaud)
(tiens, la prochaine fois, j'irai voir cette maison d'éditions située à proximité de la gare)
Avril 2011
The Prester Quest

Présentation de l'éditeur
sur les traces fr« Pour l’or, l’argent, les pierres précieuses, les bêtes de toutes sortes et le nombre de peuples, nous pensons que nous n’avons point d’égal sous les cieux. Il n’y a aucun pauvre chez nous ; nous recevons tous les étrangers et pèlerins ; il ne se trouve point de voleurs ni de bandits en notre royaume, de même que l’adultère et l’avarice n’y ont cours. »
Épître du Prêtre Jean à Manuel Comnène

En 1177, le pape Alexandre III écrit une missive au roi des Indes, le fameux Prêtre Jean. Il choisit pour émissaire un moine médecin, maître Philippe. Personne ne sait où se trouve le royaume du Prêtre Jean, ni s'il existe réellement. On fait courir les suppositions les plus folles à son propos : qu'il est plus riche que tout autre royaume, qu'un des fleuves qui le traverse vient du jardin d'Eden, qu'il abrite la fontaine de Jouvence... Maître Philippe se met en route pour les Indes. Il part de Venise... et disparaît sans laisser de traces.

Quelques siècles plus tard, ayant trouvé une copie de la lettre du pape dans une bibliothèque de Jérusalem, Nicholas Jubber reprend la quête de maître Philippe. Il se met en tête d'amener la missive à bon port. Avec Mike, son énergique compère, il fait le tour du bassin méditerranéen : après l'Italie et la Grèce, ils abordent l'Orient par la Turquie, puis l'Arménie, traversent ensuite différents pays du monde arabe (Syrie, Liban, Jordanie), font un crochet par Jérusalem et la Palestine, pour enfin atteindre l'Ethiopie à travers l'Egypte et le Soudan.
Le voyage des deux amis est bien différent de celui de maître Philippe ; pourtant, Nicholas Jubber trace toujours des parallèles avec les bâtisses, les aliments, les odeurs, les couleurs et les gestes que l'émissaire du Moyen Age a dû lui aussi trouver sur sa route. Bons vivants et peu enclins à se laisser mettre des bâtons dans les roues, les deux voyageurs arpentent les souks, fuient devant les marchands, négocient avec les chauffeurs de taxis, dansent dans les night-clubs de Beyrouth, parlent à bâtons rompus avec des religieux de toutes les confessions, visitent les églises, les mosquées et les citadelles construites par les croisés...

Avec beaucoup d'humour et une bonne dose d'autodérision, l'auteur nous rapporte les anecdotes du voyage, tout en interrogeant les coutumes, les traditions et l'histoire mouvementée des pays traversés.

Né en Angleterre en 1977, Nicholas Jubber étudie à l'université d'Oxford, puis part travailler comme enseignant à Jérusalem. Après la première Intifada, il décide de voyager à travers le monde arabe, au Moyen-Orient et en Afrique de l'Est, sur les traces du Prêtre Jean.

Mon avis

Livre proposé en partenariat par Babelio dans le cadre de l'Opération Masse Critique : je saute dessus ! enfin, je coche la case  ! Un livre sur un roi-sur les traces gbprêtre légendaire... chouette !
Quand je le reçois, je me jette sur la quatrième de couverture : La quête d'un royaume mythique moyenâgeux..." : arghhhhhhhh ! on dit "médiéval", pas "moyenâgeux", péjoratif !

Et je me lance dans ce récit de voyage, dans ce voyage sur les traces de l'histoire (tiens, ils passent à Fiesole, en Italie, où à vécu ont vécu un temps Mamah Borthwicket Frank Lloyd Wright).
Passionnant : ils refont le trajet effectué en 1177 par le moine médecin Maître Philippe et croisent, 800 ans plus tard, des personnages qui les ramènent en arrière, font le parallèle entre les guerres d'alors et celles d'aujourd'hui, partagent la vie des gens, sont de vrais routards.

Ce qui gêne à la progression de la lecture : certaines explications sont données en pied de page (bien), d'autres dans le glossaire, à la fin. Mais on ne sait pas lesquels, tous n'y figurent pas, c'est gênant. Ainsi, delma (page 73) n'est pas traduit...
Et le Sheitel, dont la définition est "foulard porté par les juives" à un ou deux endroits semble être porté par des hommes. Et si le pluriel n'est pas seulement un "s", j'aurai aimé le voir (exemple : shahid, shahida, littéralement témoin(s), soit les martyrs, les kamikases).
Des cartes, des arbres généalogiques sont parsemés dans le livre, aidant à la compréhension (j'ai bien étudié la médiévale en fac, mais pas en Afrique...)
Je lis vite.
Mais plus de deux semaines après, j'abandonne.livre abandonné sur un banc
Non que ce livre soit inintéressant, mais long... je trouve cela parfois bavard (ok, j'ai compris, excepté une fois ou deux, ils trouvent des poux, des puces, voire des cafards dans leurs lits...).

Ce récit de voyage est prenant... mais je jette l'éponge pour l'instant.
Je le reprendrai plus tard.

Merci à babelio simple et éditions noir sur blanc pour le partenariat.

 

Et deux challenges...

voisins_voisines challenge_god_save_the_livre
chez Kathel           chez Antoni
 

non, trois !
challenge MAchez Hérisson