Auður Ava Ólafsdóttir

333 pages
Editions Zulma (août 2010)

rosa_candidaQuatrième Deuxième de couverture
Le jeune Arnljótur va quitter la maison, son frère jumeau autiste, son vieux père octogénaire, et les paysages crépusculaires de laves couvertes de lichens. Sa mère a eu un accident de voiture. Mourante dans le tas de ferraille, elle a trouvé la force de téléphoner aux siens et de donner quelques tranquilles recommandations à son fils qui aura écouté sans s'en rendre compte les dernières paroles d'une mère adorée. Un lien les unissait : le jardin et la serre où elle cultivait une variété rare de Rosa candida à huit pétales. C'est là qu'Arnljótur aura aimé Anna, une amie d'un ami, un petit bout de nuit, et l'aura mise innocemment enceinte. En route pour une ancienne roseraie du continent, avec dans ses bagages deux ou trois boutures de Rosa candida, Arnljótur part sans le savoir à la rencontre d'Anna et de sa petite fille, là-bas, dans un autre éden, oublié du monde et gardé par un moine cinéphile.

Troisième de couverturerosa_candida_VO
D'un réalisme sans affèterie, tout l'art d'Audur Ava réside dans le décalage de son personnage, candide, cocasse et tendre. Cette insolite justesse psychologique, étrange comme le jour austral, s'épanouit dans un road movie dont notre héros sort plus ingénu que jamais, avec son angelot sur le dos. Audur Ava Ólafsdóttir est née en 1958 à Reykjavík. Rosa candida, largement salué par la presse et la critique lors de sa parution en 2007 et deux fois primé, est traduit pour la première fois en français.

Mon avis

La couverture... et bien moi, non, je n'aime pas ces coloris trop années 70.  Cela me rappelle un papier peint blanc, beige et marine... Et plutôt qu'orange et vert, c'eût été plus joli en rose et vert, non ?
(ci-dessus et ci-dessous les couvertures islandaise et danoise).

rosa_candida_nordiqueLa fille d'ólaf (Ólafsdóttir) situe son roman dans un pays à "trois frontières depuis" l'atterrissage de l'avion et ce jeune homme, père par hasard, part s'occuper d'une roseraie, existant depuis un millénaire. Il cherche à la rétablir à l'identique et se cherche. "Pense sans arrêt aux corps", à son enfant, Flóra Sól (flora = fleuri en latin et sol = soleil en islandais )à la mère de son enfant et croise un moine cinéphile et philosophe.
Bref, une histoire banale.
Mais la mise en couleur (rose) de cette vie (rose ?) réside dans la plume de l'écrivaine. Des fleurs éparpillées, entrecoupées de recettes de cuisine islandaise (avec du chou rouge, typiquement nordique, et des pommes de terre) et de pensées/citations.

Traduction d'un article publié le 20.04.2009 (!) sur le dite danois Literatursident.dk : Page turner islandais sur une belle histoire d'amour très poétique entre un père et sa petite fille. Mais aussi des roses, de la religion et de la sauce au vin rouge.

Un livre qui reste longtemps en mémoire.
Pas "le" coup de coeur de l'année, mais un beau roman, une belle histoire !
Bref, un bon roman !

Y a-t-il plus froid et plus rebutant que la roche ? Il n'est pas une rose qui se risquerait à pousser au milieu des rochers crevassés. C'est sans doute un très beau pays et même si j'en aime divers aspects - lieux et gens -, sa place idéale est sur les timbres-poste. (pages 29-30) (citation du jeudi)

Frère Thomas :
La nostalgie. Il faut regarder la souffrance dans les yeux pour pouvoir partager celle de ceux qui souffrent. (page 171)
La beauté est dans l'âme de celui qui le regarde (page 173) (je connaissais la version anglaise : beauty is in the eye of the beholder).

Merci beaucoup à Tu Lis Quoi ? pour ce livre_voyageur et qui le fait toujours voyager
(cliquer sur le lien pour lire son billet ou s'inscrire)

Interview de l'auteur par Paula Jacques sur France-Inter (clic).voisins_voisines
D'autres avis chez B.O.B.

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