Victor Rizman

291 pages
Emotions Works (août 2009)

40_ansQuatrième de couverture
Il suffira d'un sac poubelle au clair de lune pour révéler les 40 ans vides de sens d'un publicitaire père de famille. Décidé à changer de vie et à dépasser le point de non-retour, le coup de feu ponctuant son anniversaire lui ouvre la voie. Caché derrière Melinda286, traquant ses victimes sur un site de rencontres, il entreprend une série d'exécutions brillamment mises en scène, parallèlement à ses dernières animations commerciales pour la marque de petfood dont il a la charge. Aspiré dans son sillon, Vulcain Sanglar semble échapper à la tourbe de son existence en assurant la couverture presse des crimes. Puisant largement dans son étrange univers, il enrichit la symbolique des meurtres, étoffe l'histoire pour garder la première page. Le capitaine Joël Schmidt, lui, n'attend plus rien, même s'il croit reconnaître une fois encore cette satanée petite musique qui lui dit que tout est trop évident et lui a déjà coûté plus que sa carrière. Précipités dans le tourbillon du « Scarabée » ces trois hommes se verront secoués et confrontés à leur image. Chacun utilisera cette opportunité pour tenter d'y voir plus clair, progresser et envisager de nouvelles relations avec les femmes qui les entourent. A l'abri de l'intrigue policière, entre Internet et Egypte ancienne, les mirages de la communication et les vertiges des introspections, les personnages oscillent entre leur désir de «savoir» et celui de «croire». Le temps de compter jusqu'à 6 et leur vie aura changé.

Construit à la manière d'un film, le roman cache derrière le suspense une exploration cynique des états d'âme actuels du « quadra-boomer » occidental. Une intrigue policière qui transgresse les règles du genre en redonnant tout son sens à la manipulation.

Mon avis

Un mot vient à l'esprit : cynisme.
[...] Quand le cynisme remplace l'amour, il ne reste plus qu'emballage et charcuterie (page 123).

Sinon, les cinq sens sont mis à contribution : l'oeil, qui outre lire, visualise ; le toucher (du livre) mais aussi des feuilles mortes, etc. ; le goût, du sang dans la bouche du narrateur ; l'ouïe, pour tout ce que le narrateur entend et l'odorat, pour Sanglar.
La faïence porte les cernes de la nuit, de toute façon, le thé est froid (page 118).

Quant à Vulcain Sanglar, le journaliste top cra-cra... j'ai du mal... vivant cela au boulot (mais pas dans mon bureau !) : c'est une infection ! Et là, j'avais cette odeur révulsante dans le nez... ça perturbe la lecture... Pitié, plus cela !

Deux "écritures" : un "je" et deux "il" : on suit le narrateur "je" d'une part et le flic et le journalist d'autre part. Une façon originale, déjà apprécié dans Bloody Valéria. Et comme dans ce dernier, un auteur inconnucoeur_qui_bat qui sait surprendre, par son écriture, par le sujet, l'intrigue, bref, là aussi, un auteur à découvrir. Et rien que pour cela (outre le fait que j'ai particulièrement aimé ce livre), un coup de coeur pour cet auteur ! Parce que l'auteur mérite d'être lu !

La fin... J'aime ! (mais n'en dis pas plus !)

A lire, donc !

Quelques petites remarques :
* page 126 "le profil me plait bien" et "s'il-te-plait" : il manque un " ^ " ; comme à "ainée" page 187 ;
* page 131 : un "aller à la ligne" qui ne se justifie pas, c'est la même phrase (je sais, je note tout, même les erreurs d'impression, je ne peux m'en empêcher, c'est grave docteur ?) ;
* comme les " : " en début de ligne page 160.

Merci à Saxaoul pour ce livre_voyageur (s'il y a des personnes intéressées, manifestez-vous !).
D'autres avis enjoués : Alex, Clara, et d'autres encore sur BoB
et allez faire un tour sur le site de l'auteur Victor Rizman.

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