Michael CRICHTON

732 pages
Edtions Pocket (2007)

_tat_d_urgenceQuatrième de couverture
A San Francisco, le milliardaire George Morton s'écrase du haut d'une falaise à bord de sa Ferrari quelques minutes seulement après avoir annoncé qu'il retirait son soutien à un mouvement écologiste international... Avant de disparaître, George avait laissé un message énigmatique. Peter, son avocat, et Sarah, son assistante, le décryptent... et se trouvent emportés dans une course-poursuite qui va les précipiter des glaces de l'Antarctique aux forêts vierges de Mélanésie. Face à eux, un ennemi insaisissable prêt à détruire la planète pour prouver qu'elle est en danger. Tremblement de terre, tsunami, cyclone : si les idéalistes fous ne sont pas neutralisés, des milliers de gens vont mourir dans une série de catastrophes naturelles d'une ampleur sans précédent...

Mon avis
Le titre apparaît lors d'une conversation (page 542) : "état de peur", traduction de son titre anglais (state of fear)

Trop de notes, de renvois, de graphiques, ... qui, si cela peut rendre lalecture plus aisée, là, on frôle (que dis-je, on y est !) l'indigestion !

* Vanutu : cela n'existe pas, mais l'île de Vanuatu, oui...
* Autre truc qui ma fait tiquer : en Islande, les gens s'appellent par leurs noms de famille... Ah, ce ne doit pas être la même Islande que celle d'Arnaldur Indridason...

Ok, c'est un roman, mais cela semble être un pamphlet, un réquisitoire contre les écolos de tout poil, contre ceux qui ne sont pas "climato-sceptiques" ! : fonte des glaces, montée des eaux, etc. Et les ultra-écolos, violents (lire Le Parfum d'Adam de Jean-Christophe Rufin).

Le roman se termine page 682, suit un message de l'auteur, jusqu'à la page 688, qui enfonce le clou quant à sa position ; puis pages 689 à 696, une annexe, histoire d'en remettre une couche, puis 697-698, quelques sources et pages 699 à 732, une bibliographie avec commentaire de sources confirmant la version de Michael Crichton : imbuvable ! Mais j'ai tout lu.

Ce qui m'a dérangé, c'est qu'au-delà de l'histoire, du roman, Michael Crichton se serve de son livre comme d'une tribune libre pour dire que tout le monde se trompe, sauf lui !!!! Ok, peut-être doit-on nuancer les visions pessimistes des ultra de tout bord, mais bon, quand même !!!!objectif_pal_2

Bref : un bon roman, bien construit, pas trois tonnes de personnages (comme dans Next, où je devais revenir sur les pages pour me souvenir de qui était qui), un bon thème, mais bon, le côté prosélytisme, très peu !

Voir "Next" (clic)