Herta MÜLLER

208 pages
Editions Métaillié (2009)

la_convocationQuatrième de couverture
Dans le tramway qui la mène au bureau de la Securitate, où elle a de nouveau été convoquée, la narratrice lutte pour ne pas se laisser entraîner par son angoisse et le sentiment d'humiliation que son interrogateur va s'ingénier à provoquer dès son entrée.
Elle a, un jour, osé glisser un message dans la poche du pantalon de luxe qu'elle cousait pour une maison italienne, comme une bouteille à la mer, depuis elle est convoquée...
Elle voudrait pouvoir résister...
Herta Müller nous transmet l'expérience de la dictature, de la peur et de l'humiliation à travers un style dont les phrases courtes ont la force et l'intensité d'un poème.

Herta Müller est née en Roumanie en 1953, ellevit à Berlin depuis 1987. Poète et romancière de langue maternelle allemande, elle est l'auteur de L'Homme est un grand faisan sur terre (Folio), Le Renard était déjà le chasseur (Seuil).
Son œuvre a été couronnée par le prix Kleist en 1994, le prix Impac de littérature de Dublin en 1998 et le prix Nobel de littérature en 2009.

Mon avis
Cadeau de Noël, lu début janvier.
Que de prix ! Et un Nobel ! Donc un bon auteur...
Et bien...
Description de la vie sous la dictature , on touche du doigt la vie quotidienne.

Mais c'est tout. Je n'ai pas aimé (mais j'ai tout lu ! j'abandonne rarement un livre en cours de route, sauf "Le Petit Copain" de Donna Tartt (voir billet ici)(si quelqu'un l'a lu et connaît la fin... je suis preneuse)).

Durant son voyage en tramway de son appartement à la Securitate, l'héroïne se rappelle des moments de sa vie, d'avant, avant qu'elle ne glisse un mot dans une poche de pantalon et soit convoquée, mais tout est mélangé : les dates : premier mariage, second, des histoires avec sa meilleure, son voyage en tramway, etc., le tout dans n'importe quel ordre (on part, on revient) et le style : on passe du récit au dialogue, sans différence (et j'aime bien, quand il y a un dialogue, voir que cela en est un : des tirets, des guillemets... là, que de cerise ! rien ! Et comme toutes les époques sont mélangées... on y perd son latin !

En bref, je n'ai pas aimé.